Centrafrique : Dialogue Politique Inclusif InterCentrafricain

Publié le par Le Confident

Un Travail d'Ensemble, un Devoir National
Les couches sociales vont se retrouver autour d'une même table de négociation pour réfléchir ensemble sur les voies et moyens de ramener définitivement la paix dans leur pays et de se réconcilier autour des questions qui divisent. Au second semestre de 2008, quel bilan peuvent –ils tirer de plusieurs années de conflits militaro-politico-socio économiques qui ont tant hypothéqué le développement durable et l'avenir du pays ?

Le Dialogue National de 2003, qui devait sceller durablement la cohésion nationale pour la refondation de la République Centrafricaine sous l'impulsion directe du général François Bozizé Yangouvounda, l'homme du sursaut patriotique du 15 mars 2003, avait, en grande partie, pour objectif d'établir le bilan de nos échecs communs depuis le grand débat national de 1992 via les mutineries récurrentes qui s'en suivirent cinq années plus tard.

La plus large évaluation jamais réalisée ensuite par des experts nationaux et internationaux dans le domaine du rétablissement de la paix et du maintien de l'ordre public a permis de constater que, si des progrès notables ont été réalisés pour la défense des droits de l'homme et la protection du citoyen, la concorde nationale reste un sujet de vives préoccupations dans l'ensemble du pays aussi bien en matière d'iniquité sociale que du bien-être collectif.

Des centaines d'individus croupissent dans la misère- et n'ont pas accès, comme il se doit, à la scolarisation et aux soins de santé primaires. Nombreux sont ceux des régions éloignées qui ignorent la notion élémentaire de la citoyenneté à cause de la pauvreté et de l'exclusion, deux causes principales de cette grave situation. Elles semblent justifier certaines révoltes commuées parfois en rébellion.

L'une des priorités du prochain forum national devrait être la réduction des inégalités sociales. La paix et la cohésion nationales sont des bien fragiles et encore inégalement partagés par tous d'Est en Ouest et du Nord au Sud.

Le Dialogue et la tolérance en sont les principales portes d'accès. Celles-ci, pour être utiles et fonctionnelles, doivent être en relation avec la redistribution des biens communs et l'amélioration des conditions de ceux auxquels elles reviennent.

Les efforts que la communauté nationale et internationale déploient pour le succès du Dialogue Politique Inclusif Inter centrafricain témoignent que les nouveaux combats en valent bien la chandelle et que la lutte est encore longue pour que ces portes soient ouvertes à tous ceux auxquels le Dialogue permanent et la tolérance fraternelle s'imposent comme une nécessité vitale et incontournable. Pour cette pérennité efficace du dialogue inter centrafricain, il doit être entretenu, à tous les niveaux, tout au long de la vie.

Le gouvernement et l'opposition placent le dialogue en tête de leurs préoccupations. Mais, la mobilisation de la communauté internationale dans son ensemble pourra aider à jeter les bases d'une démocratie participative et efficace. Seul l'intérêt supérieur de la nation et la sagesse suprême de Dieu leur permettront d'y faire face.

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