FOUTBALL - AFRIQUE : SAMUEL ETO'O VICTIME DE RACISME

Publié le par cameroun.net

C’était Samedi 25 février lors du match entre Sarragosse et Fc Barcelone.
 
“C’est une honte. Samuel est un homme comme les autres. Il s’est senti mal durant tout le match. ”. Franck Rijkard, le coach de Fc Barcelone ne trouve pas des mots assez durs pour qualifier l’attitude de certains supporters de l’équipe de football de Sarragosse, avant-hier. Un comportement qui va l’encontre des idéaux véhiculés par le sport-roi à travers le monde entier.

Des cris et sifflets pour conspuer une étoile du ballon rond. Ça s’est passé samedi 25 février lors de la rencontre opposant Sarragosse au Fc Barcelone, pour le compte de la 21ème journée de la liga espagnole. L’incident, bien que choquant et tellement ignoble, aurait pu passer inaperçu. Le joueur hué n’est pas n’importe qui. C’est le triple ballon d’or africain et surtout le troisième meilleur joueur au monde de l’année 2005. Le Camerounais Samuel Eto’o Fils, puisqu’il s’agit de lui, après avoir dans un premier temps menacé de sortir et d’abandonner la partie, a finalement opté de rester avec ses partenaires et de donner une leçon de jeu aux pseudo supporters de Sarragosse. Encouragé en cela par les Ronaldinho, Messi et autres Edmilson.

Protéger les valeurs humanistes

Un sacré pied de nez à tous ceux, Africains en particulier, qui pensent que l’Europe, parce qu’elle a inventé le football en Angleterre, détient également le monopole du fair-play. Déjà dans une interview accordée à Canal 2 International, en juillet 2005, l’enfant prodige du football mondial se plaignait d’être victime des actes racistes. Indiquant notamment que lors d’un match contre cette même équipe de Sarragosse, des pseudo supporters de cette équipe se sont mis à le huer ainsi que Ronaldinho. Samuel Eto’o et son coéquipier ont alors commencé à danser comme des singes pour mieux se moquer de ces idioties et essayer de dédramatiser la situation.

Apparemment, cela n’a pas servi de leçon à ces supporters qui, visiblement ont la mémoire bien sélective. Puisqu’ils ont remis ça samedi dernier, 25 février 2006. Ce qui a failli pousser Eto’o à quitter prématurément l’aire de jeu: “ On s’est entendu. Si Samuel avait quitté le terrain, nous serions tous sortis et partis avec lui. Tout le monde a entendu comment il a été insulté et hué ”, raconte à son tour Ronaldinho qui semble tout aussi touché par les comportements racistes de certains supporters d’équipe de football. Des actes répréhensibles par la communauté internationale bien au-delà des inconditionnels du sport. Il faut rappeler que, Lilian Thuram, l’actuel capitaine de la Juventus de Turin et Marcel Dessalli, du temps où il portait le maillot du Milan Ac, avaient, eux aussi eu, à essuyer des insultes sur certains stades du championnat italien. Des comportements qui avaient ému le monde entier. Reste que la Fédération internationale de football association (Fifa) regarde dans quelle mesure elle peut, en étroite collaboration avec les institutions judiciaires des Etats membres, sévèrement et immédiatement sanctionner les équipes et les publics convaincus d’actes discriminatoires.

Il en va de l’image et de la sauvegarde des valeurs de respect des droits de l’homme, de partage et d’humanisme qui ont toujours fait du football, le sport-roi.

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