Centrafrique - Insécurité : L’UNICEF déplore une situation humanitaire dramatique au nord-ouest de la Centrafrique

Publié le par Apa

APA Bangui (Centrafrique) La directrice régionale pour l’Afrique du centre et de l’ouest du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), Mme Esther Guluma, et l’ambassadrice de bonne volonté de l’organisation, Mme Mia Farrow, ont qualifié de «dramatique» la situation humanitaire au nord-ouest de la Centrafrique.

Au cours d’un point de presse jeudi à Bangui, à leur retour d’une mission dans cette région de la Centrafrique en proie aux exactions des bandes armées, Mmes Guluma et Farrow ont indiqué que les populations, dans cette partie du pays, vivent dans la brousse depuis deux ans.

La crise humanitaire a été accentuée et rendue complexe par l’afflux massif des réfugiés en provenance du Soudan, ont-elles ajouté, soulignant que 8.000 personnes déplacées n’ont pas accès à l’eau potable, aux médicaments et aux vivres.

Mmes Guluma et Farrow ont, par ailleurs, dénoncé les exactions commises par les bandes armées contre les populations, notamment les femmes et les enfants. Elles ont affirmé que les attaques enregistrées dans la région, étaient pour la plupart, le fait des coupeurs de routes et des éléments de la garde présidentielle qui menacent les véhicules des humanitaires et les empêchent de travailler sur le terrain aux côtés de la population.

Selon la directrice régionale et l’ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF, 100 femmes ont été violées à Kabo, une sous-préfecture de l’Ouham, à quelque 400 km de Bangui, dont la plus jeune est âgée de quatre ans.

«Les femmes violées et les enfants kidnappés ont déclaré qu’ils vivent dans l’insécurité la plus totale dans la région», ont-elle dit, déplorant l’état de dénuement des structures sanitaires.

«Les hôpitaux ne disposent ni de personnel de la santé, ni des médicaments», ont indiqué Mmes Guluma et Farrow qui ont noté une recrudescence de la pandémie de SIDA dans la sous-préfecture de Bossangoa, à 350 km de Bangui, à cause de l’absence des médicaments antirétroviraux (ARV).

En revanche, elles ont noté avec satisfaction, l’augmentation du nombre d’écoles construites dans la brousse, à l’instigation de l’UNICEF qui a demandé au gouvernement centrafricain d’augmenter de 15% les budgets alloués aux systèmes éducatif et sanitaire.

 

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