Le Colonel Charles Massi exclu du collège des leaders de la majorité présidentielle en Centrafrique

Publié le par Apa

APA Bangui (Centrafrique) Le président du Forum démocratique pour la modernité (FODEM), le Colonel Charles Massi, a été exclu du collège des leaders de la majorité présidentielle, pour avoir été nommé coordonnateur politique de la rébellion armée de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), a appris APA lundi à Bangui.

Dans un communiqué, la majorité présidentielle a toutefois annoncé le maintien du FODEM en son sein, en dépit de l’exclusion de M. Massi du collège des leaders.

Le FODEM devrait donc pouvoir retrouver sa place dans le groupe parlementaire de la majorité présidentielle dont il a été exclu le 15 mai dernier.

Dans son communiqué, la majorité présidentielle indique également avoir pris «bonne note» de la volonté de l’état-major de l’UFDR de prendre part aux travaux du dialogue politique inclusif, exprimée lors d’un conclave de la majorité présidentielle tenu samedi dernier à Bangui, sous la supervision du président François Bozizé.

Le colonel Charles Massi a été nommé coordonnateur politique de l’UFDR, le 12 mai dernier, par le président de ce mouvement, M. Michel Am Non Ndroko Djotodia, depuis Cotonou au Bénin.

Ancien ministre des mines sous le régime de l’ex-président Ange-Félix Patassé, Charles Massi avait été placé en résidence surveillée et poursuivi en justice pour trafic de pierres précieuses.

Après un procès rocambolesque, M. Massi, un cadre du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) de Patassé, a pris ses distances avec cette formation politique pour créer le FODEM.

Vers la fin du pouvoir MLPC, marquée par des crises militaro-politiques récurrentes, le président du FODEM a pris le chemin de l’exil en France. Il n’est rentré au bercail qu’au lendemain de la prise de pouvoir par le général François Bozizé, le tombeur de Patassé, Le 15 mars 2003.

Le président du FODEM siège alors au bureau du Conseil national de transition (CNT) qui dirige le pays. Après le 1er tour de l’élection présidentielle de mars 2005, il signe un pacte de cogestion avec le président François Bozizé qu’il soutient au 2ème tour contre Martin Ziguélé.

Dans le premier gouvernement formé par le Premier ministre Elie Doté, le11 juin, 2005, M. Massi est nommé ministre des transports et de l’équipement. Lors de son limogeage en février 2008, il occupait les fonctions de ministre d’Etat au développement rural.

C’est alors que le colonel Massi a opté pour la coordination politique de l’UFDR. Mais suspendu par le bureau politique du FODEM et désavoué par l’état-major de l’UFDR, il est à nouveau sur le chemin de l’exil en France.

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