La violence au Kenya "avait été planifiée"

Publié le par Bbc Afrique

_44497237_hill203bafp.jpgLa violence postélectorale au Kénya a été orchestrée : c'est ce qu'affirme l'organisation de défense des droits de l'Homme, Human Rights Watch.

Elle publie aujourd'hui un rapport contenant 200 récits de témoins, mais aussi de personnes qui avouent avoir participé aux affrontements.

 

Pour Human Rights Watch, si les nouveaux dirigeants kényans veulent être crédibles, ils doivent obliger les responsables politiques, les anciens et les hommes d'affaires qui ont fomenté les troubles à s'expliquer.

 

Le rapport de Human Rights Watch contient des récits détaillés, tant de témoins que d'auteurs de violences.

 

Il en ressort que les partisans du président Kibaki et de l'opposition sont responsables de ces affrontements que Human Rights Watch qualifie de "soigneusement préparés".

 

Dans la vallée du Rift - au coeur des troubles - des anciens ont tenu des réunions pour décider qui il fallait attaquer et où.

 

Ils auraient même obligé des enfants à participer à ces attaques.

 

Concernant les représailles qui s'en sont suivies - représailles menées par les milices kikuyus soutenant le gouvernement, des témoins affirment que des listes de noms et d'adresses ont circulé - désignant les victimes de ces violences qui, selon Human Rights Watch, ont pris avec le temps un caractère ethnique de plus en plus marqué.

 

Le rapport de l'organisation ne donne pas les noms des coupables, mais affirme qu'ils sont bien connus dans leurs communautés et appartiennent aux milieux économique et politique.

 

Human Rights Watch espère qu'avec la création d'une commission Vérité et Réconciliation, les auteurs des troubles actuels, mais aussi dans un passé récent, seront poursuivis.

Le Kénya est sur le point de se doter d'un gouvernement de coalition, mais bien que le calme soit revenu, des milliers de personnes ayant fui les violences sont toujours sans ab

Publié dans DROITS DE L'HOMME

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