Centrafrique : trois personnes enlevées ont été tuées par les "coupeurs de route"

Publié le par Afp

koui.jpgBANGUI (AFP) — Trois personnes, dont le maire de Koui (nord-ouest de la Centrafrique), enlevées fin février par des "coupeurs de route" ont été tuées par leurs ravisseurs, a-t-on appris vendredi auprès de la gendarmerie.

Les ravisseurs ont tué les otages et abandonné leurs corps sur leur lieu de détention. Des nomades qui passaient par là ont découvert les cadavres et ont alerté la population, a-t-on ajouté de même source.

Les ravisseurs ont sans doute agi ainsi après avoir attendu en vain le versement de la rançon.

Le maire de Koui et quatre personnes avaient été enlevées le 26 février par des "coupeurs de route" (bandits de grand chemin) qui exigeaient une rançon de 6.950.000 francs CFA (10.595 euros) pour leur libération.

Les proches de deux otages ont versé 300.000 francs CFA (500 euros) et obtenu la libération de leurs proches. Le maire et les deux autres personnes enlevées étaient restées en détention.

"Je suis sous le choc, parce que j'ai pris contact avec toutes les autorités compétentes sans qu'il y ait eu une réaction rapide. C'est avec une grande consternation que j'ai appris la nouvelle de l'exécution des trois otages", a affirmé à l'AFP le député de la région, Barthélemy Boua.

La ville de Koui, frontalière du Cameroun, se trouve dans la région de Bocaranga, à 450 km au nord-ouest de Bangui.

A la mi-février, deux médecins et leurs trois collaborateurs avaient été enlevés pendant huit jours par les "coupeurs de route", ou "zaraguinas", qui exigeaient une forte rançon contre leur libération. Les médecins du pays s'étaient mobilisés pour réclamer une réaction du gouvernement et les otages avaient finalement été relâchés sans que les circonstances de leur libération ne soient connues.

Depuis 2005, le nord-ouest de la Centrafrique est plongé dans l'insécurité, provoquée par les "zaraguinas", mais aussi par les rebelles de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) et les forces régulières centrafricaines, accusées d'exactions entraînant des déplacements massifs de civils.

Jeudi, l'organisation Médecins sans frontières (MSF) a annoncé qu'elle suspendait partiellement ses activités dans le pays après des tirs contre une de ses ambulances qui ont coûté la vie à une femme dans le nord-est de la Centrafrique. En juin 2007, une volontaire française de MSF, Elsa Serfass, avait été tuée par des tirs de rebelles dans le nord-ouest.

Publié dans ACTUALITES NATIONALES

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