Burundi : Alice Nzomukunda dénonce le pouvoir

Publié le par Afrique centrale Infos

15356675247d558cb3ac96.jpgL'ex première vice-présidente de l'Assemblée du Burundi, Alice Nzomukunda, qui a échappé à un attentat à la grenade samedi, s'est réfugiée dans une représentation diplomatique à Bujumbura en accusant le pouvoir de "vouloir l'éliminer", a-t-on appris lundi de sources concordantes. "J'ai décidé de me mettre à l'abri parce que je crains toujours qu'on attente à ma vie", a déclaré Mme Nzomukunda, jointe par téléphone, avant d'affirmer: "je suis persuadée que c'est le gouvernement (burundais) qui veut m'éliminer".
Mme Nzomukunda a trouvé refuge dans la résidence du représentant de l'Union africaine (UA) à Bujumbura, Mamadou Bah, selon une source diplomatique.

Dans un communiqué, le gouvernement a de son côté "réfuté les allégations de son implication dans ces actes ignobles" et "condamné" la tentative d'attentat contre Mme Nzomukunda.

Des grenades ont été lancées samedi à Bujumbura sur les résidences d'au moins trois députés, dont Mme Nzomukunda, sans faire de victime.

Les travaux de l'Assemblée sont bloqués depuis le début de la session de février et la destitution de Mme Nzomukunda, qui faisait suite à sa radiation en janvier du parti au pouvoir, le Conseil national pour la défense de la démocratie - Forces de défense de la démocratie (Cndd-FDD).

Les trois élus font partie des 46 députés et sénateurs d'opposition qui ont demandé au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon d'assurer "une protection" aux parlementaires et personnalités menacées de mort, selon eux, par le pouvoir.

Publié dans L'AFRIQUE

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