Idriss Déby : Le Tchad a "encore besoin de la France"

Publié le par La Presse Canadienne

undefinedPARIS- "Nous avons encore besoin de la France", a déclaré jeudi le président tchadien Idriss Déby Itno dans un entretien à la chaîne de télévision France-24, car elle est "le premier partenaire du Tchad sur le développement": "je ne souhaite pas la rupture", a-t-il lancé.

"Nous attendons beaucoup du président Sarkozy s'agissant de l'aide au développement", a-t-il ajouté: "Ce qui est important pour nous, c'est la continuité de cette coopération au bénéfice du peuple tchadien".

Interrogé sur le fait de savoir s'il aurait réussi à sauver son régime, lors de l'entrée de la rébellion dans N'Djamena début février, sans le soutien français, il a estimé que "la France a été très utile pour le Tchad dans la situation que nous avons traversée". Dans le cadre des accords d'assistance militaire franco-tchadiens, "la France a rempli ses engagements", a-t-il ajouté.

"Le Tchad est entièrement satisfait de la coopération qui existe entre la France et le Tchad", a-t-il ajouté, rappelant que les accords de défense de 1960 avaient été revus en 1976, transformés en accord d'assistance, et estimant donc que l'annonce par Nicolas Sarkozy au Cap de la révision des accords des défense avec l'Afrique "ne concerne pas le Tchad, en fait".

Aujourd'hui, a affirmé Idriss Déby, son gouvernement contrôle "les 1.284.000 km2 du Tchad". Il a évoqué un bilan total de ces journées de combat "autour de 700 morts", à N'Djamena et Massaguet, à 80 km de la capitale, "les deux villes martyres".

Idriss Déby a dit n'avoir "pas du tout l'intention de prolonger" l'état d'urgence, en vigueur jusqu'au 15 mars, et interrogé sur les journalistes réfugiés au Cameroun, affirmé qu'"aucun journaliste n'a été menacé".

Quant à la situation au Darfour, il a expliqué que "si le Tchad a accepté le déploiement dans son pays d'une force européenne et d'une force de Nations Unies, c'est parce qu'on ne voit pas l'issue de la crise. Si on ne voit pas l'issue de la crise du Darfour, il faut au moins sécuriser les réfugiés".

Publié dans L'AFRIQUE

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