Tchad - Rebellion : "Pas de négociation avec le gouvernement" qui "ment"

Publié le par Afp

2007-11-30T125645Z_01_NOOTR_RTRIDSP_2_OFRTP-TCHAD-REBELLES-20071130.jpg LIBREVILLE - Le général Mahamat Nouri, un des principaux chefs de la rébellion tchadienne, a affirmé jeudi à l'AFP qu'il n'y avait "pas de négociation avec le gouvernement Deby" et souligné que cette annonce par le ministre tchadien des Affaires étrangères était un "mensonge".

"Il n'y pas de négociation avec le gouvernement Deby. S'ils ont dit cela, ils ont simplement menti. Ce sont des mensonges", a affirmé le général, dirigeant de l'Union des Forces pour la démocratie et le développement (UFDD), joint par téléphone satellitaire depuis Libreville.

"Le régime n'a aucun contact avec l'UFDD. Depuis la bataille de N'Djamena (début février), le régime n'a donné aucun signe de paix. Au contraire, il a commencé à attaquer les chefs des partis politiques et la population civile. Il n'y a aucune négociation. Aucun signe de paix. Avec qui négocie-t-il ? Qu'il le dise", a ajouté Mahamat Nouri.

"Nous avons toujours été pour le dialogue, mais un vrai dialogue. Il faut regrouper tous les partis politiques, toutes les organisations de défense des droits de l'Homme et de la société civile et toutes les organisations politico-militaires. C'est seulement à cette condition que nous irons à une table de négociation", a-t-il poursuivi.

"Il n'y a pas, et il n'y aura pas, de négociation bilatérale. Pas avec l'UFDD", a-t-il souligné.

"Le problème du Tchad est un problème politique. L'UFDD a sa ligne de conduite qui est la même depuis 20 mois déjà. Il faut discuter avec tout le monde", a conclu Mahamat Nouri.

Un autre mouvement de rébellion, le Rassemblement des forces pour le changement (RFC) a également démenti des contacts avec le gouvernement.

"Officiellement, on n'a rien appris, c'est une surprise. A tout moment nous sommes disposés pour la négociation. S'il y a négociation nous n'allons pas refuser. Jusque-là personne ne nous a appelés", a déclaré à l'AFP Id Mara Maïdé, porte-parole du RFC, joint par téléphone satellitaire de Libreville.

En visite à Bruxelles, le ministre tchadien des Affaires étrangères Ahmad Allam-Mi a affirmé mercredi matin que son gouvernement négociait "en ce moment avec les rebelles".

"Nous négocions même en ce moment, à tout moment, nous savons qu'ils sont instrumentalisés par le gouvernement du Soudan", avait assuré le ministre interrogé sur les chances de réconciliation avec l'opposition.

Les forces du président tchadien Idriss Deby Itno ont repoussé à N'Djamena les 2 et 3 février une attaque des rebelles, qui, partis de bases arrière installées au Soudan, avaient traversé en quelques jours le Tchad d'est en ouest sans être inquiétés.

(©AFP / 21 février 2008 14h33)

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