Tchad : La France affirme avoir acheminé des munitions à l'armée tchadienne

Publié le par Afp

Militaire_francais-CI.jpg PARIS - L'armée française a "acheminé des munitions destinées aux forces tchadiennes" pendant la récente offensive des rebelles contre le régime du président Idriss Deby Itno, a déclaré jeudi le porte-parole du ministère français de la Défense Laurent Teisseire.

"Les moyens français ont participé à l'acheminement de munitions destinées aux forces tchadiennes", a déclaré M. Teisseire, lors d'un point de presse du ministère.

Il s'est refusé à préciser la nature des munitions et les quantités livrées à l'Armée nationale tchadienne. Il n'a pas non plus précisé d'où étaient partis les avions français.

Le porte-parole a par ailleurs indiqué que des avions libyens auraient pu également livrer des munitions aux forces régulières tchadiennes, relevant que plusieurs appareils libyens s'étaient posés sur l'aéroport de N'Djamena pendant cette crise, pour procéder à l'évacuation de ses ressortissants.

Les rebelles ont mené les 2 et 3 février une attaque contre N'Djamena, durant laquelle Paris a soutenu M. Deby. Ils ont accusé la France d'avoir "participé directement aux combats", ce que Paris a a une nouvelle fois démenti jeudi par la voix du ministre de la Défense Hervé Morin.

"Cessons de raconter que l'armée française a participé directement aux combats, elle n'y a pas participé", a déclaré le ministre, invité de l'émission "Politiques" sur France 24.

"La France a tenu ses engagements qui sont un accord de coopération technique militaire, où on fait du soutien, de la logistique, de la santé. Nous n'avons pas participé militairement, directement, aux combats, sinon pour assurer notre propre défense ou la sécurité des ressortissants que nous avons évacués", a dit M. Morin.

Selon le ministre, "il n'y a pas eu d'opération militaire directe" de la part de la France. "Il fallait qu'on assure la protection de l'aéroport (...) Bien entendu, on a repoussé à chaque fois qu'on a eu le sentiment que le contrôle de l'aéroport pouvait être menacé, mais ça n'a jamais été une action offensive de notre part", a-t-il poursuivi.

"Nous l'avons fait dans le cadre de la légitime défense. Ca a été l'affaire de l'Armée nationale tchadienne, avec leurs tanks, avec leurs moyens. Nous, on a simplement fait en sorte d'assurer le contrôle de l'aéroport", a-t-il insisté.

Publié dans L'AFRIQUE

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