CENTRAFRIQUE - INSECURITE : UN VRAI PROBLEME POUR LA POPULATION,UN "PHENOMENE INEXISTANT" POUR LES DIRIGEANTS

Publié le par LE CONFIDENT

UN MYSTERE ENTOURE LA QUESTION DE L'INSECURITE DANS LE PAYS

C'est la question que l'on se pose lorsqu'on observe de près le mutisme du pouvoir de Bangui relatif aux problèmes de l'insécurité qui revient au galop dans le pays et qui semble être pris très à la légère par le gouvernement.
A maintes reprises, la presse écrite, les organisations de défense des droits de l'Homme ont tiré la sonnette d'alarme en attirant l'attention du gouvernement sur les bruits de bottes qui se font de plus en plus pressants sur l'ensemble du territoire centrafricain et les violations des droits de l'homme qui s'ensuivent. Le gouvernement semble méconnaître l'existence de ces phénomènes tout en faisant savoir simplement que ce sont des bandits de grands chemins qui sévissent et terrorisent la population dans l'arrière pays. Le Chef de l'Etat a déclaré, dans son discours à la nation le 31 décembre 2005 que la sécurité du pays était assurée à plus de 80% et la population n'était nullement inquiétée dans son équilibre. Aujourd'hui, on est tenté de croire que la population centrafricaine est libre de circuler sur toute l'étendue du territoire national et de vaquer librement à ses occupations.
En effet, dans notre livraison du lundi 16 janvier 2005, le lieutenant Florian François Bedaya N'djadder, fils du défunt Général de division François N'djadder, dans une interview électronique accordée à l'un de nos confrères, a revendiqué la paternité des différentes attaques perpétrées dans le Nord du pays et dément par la même occasion les allégations du gouvernement qui les considèrent comme des bandes non identifiées.
Cette situation de fait nous interpelle et on est en droit de se poser la question de savoir pourquoi le pouvoir de Bangui continue d'observer un mutisme sur ce phénomène très inquiétant, tant pour la paix sociale encore fragile que pour l'avenir du pays. Raison d'Etat ou simple silence stratégique ? La question reste posée. L'histoire n'enseigne jamais dans ce pays. Les hommes politiques qui se sont toujours servis de la démagogie et du mensonge comme méthode de gouvernement, ne peuvent en aucun cas tirer les conséquences du passé pour bâtir un avenir meilleur. Le peuple centrafricain en a assez marre d'être pris en otage par ces gouvernants qui ne se soucient guère de son bien être. Il veut savoir davantage sur cette nouvelle forme de crise latente qui ne dit pas encore son nom.
L'heure est tellement gravissime qu'il faille que le mutisme et le mystère entretenus autour de ce sujet par le pouvoir de Bangui, cèdent la place à la solidarité des filles et fils de ce pays pour la défense de la patrie en danger.


Jeudi 19 Janvier 2006
Harly - Schengen
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Publié dans ACTUALITES NATIONALES

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