Tchad : Les rebelles favorables à un cessez-le-feu

Publié le par Afrique centrale infos

144774312047a8387be3486.jpgLes rebelles qui ont attaqué N'Djamena au cours du week-end ont accepté mardi le principe d'un "cessez-le-feu immédiat", mais accusent la France d'avoir "causé d'énormes victimes civiles" dans la capitale lors d'une "intervention directe".
"Conscientes des souffrances des populations tchadiennes et souscrivant aux initiatives de paix des pays frères, la Libye et le Burkina Faso, les forces de la résistance nationale donnent leur accord pour un cessez-le-feu immédiat", a déclaré le porte-parole de l'alliance rebelle, Abderaman Koulamallah, dans un communiqué lu à l'AFP au téléphone satellitaire.

L'alliance des trois principales rébellions tchadiennes hostiles au président Idriss Deby Itno demandent que le cessez-le-feu soit suivi d'un "dialogue national sans exclusive en vue d'un règlement pacifique du conflit tchadien" et de "l'instauration d'un régime politique véritablement démocratique".

De source rebelle, on explique que les pressions diplomatiques ont été "très fortes" lundi pour que les groupes armés acceptent de se déclarer favorables à une trêve avant les autorités de N'Djamena.
Dans leur communiqué, les forces rebelles "s'étonnent de l'implication directe de la France dans le conflit et condamnent l'intervention directe de l'aviation française qui a causé d'énormes victimes civiles, notamment sur le Lycée de la Liberté et le marché central" de N'Djamena.

Mais d'autres sources de la rébellion n'ont pas confirmé que les chasseurs Mirage F1 français avaient ouvert le feu depuis le début des combats.

Par ailleurs, les rebelles "condamnent l'arrestation arbitraire et injustifiée des opposants politiques et exigent leur libération immédiate".

Publié le 5 février 2008.

Publié dans L'AFRIQUE

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