Onu : difficile accord sur un soutien au Tchad

Publié le par Afrique centrale Infos

onu-tchad-copie-1.jpgLe Conseil de sécurité de l'ONU a conclu dimanche soir des consultations sur le Tchad sans parvenir à s'accorder sur un texte et se réunira de nouveau lundi matin dans ce but, a indiqué à la presse son président, l'ambassadeur du Panama, Ricardo Alberto Arias. Selon des diplomates, la délégation russe a demandé du temps pour consulter Moscou sur certains passages d'un projet de déclaration rédigé par la France et visant à condamner les attaques contre le gouvernement tchadien et toute tentative de déstabilisation par la force.
Confirmant que le Conseil se réunirait de nouveau lundi sur la situation au Tchad, l'ambassadeur de France, Jean-Maurice Ripert, a déclaré avoir bon espoir que le Conseil pourra adopter un texte à cette occasion.

"Le Tchad est victime d'une agression par des groupes armés qui cherchent à prendre le pouvoir par la force", a-t-il dit à la presse.
"La population du Tchad est en danger, les réfugiés et personnes déplacées sont en danger, il nous a paru essentiel que le Conseil de sécurité réagisse vite", a-t-il ajouté, expliquant pourquoi il avait convoqué une réunion d'urgence du Conseil de sécurité, en accord avec les pays africains du Conseil (Afrique du sud, Burkina Faso et Libye).

"Ce que nous souhaitons, c'est que le Conseil de sécurité puisse le plus vite possible manifester sa condamnation sans réserve de cette agression ... et apporter au Tchad toute l'aide nécessaire pour venir à bout de cette tentative de prise de pouvoir par la force", a-t-il affirmé.

Le Conseil a reçu, pendant la séance, une lettre du gouvernement tchadien dans laquelle N'Djamena "demande à tous les Etats de lui fournir toute l'aide et l'assistance nécessaires pour l'aider à mettre fin à cette agression" et "sollicite à cet effet l'appui du Conseil de sécurité".

Le Conseil doit poursuivre lundi ses discussions sur un projet de déclaration non contraignante proposée par la France.

Cette déclaration doit notamment exprimer le soutien du Conseil au communiqué de l'Union africaine (UA) adopté samedi à la fin de son sommet à Addid Abeba, dans lequel l'UA condamnait les attaques contre le gouvernement tchadien, exprimait son soutien à l'intégrité territoriale du Tchad et chargeait la présidence de l'UA et le numéro un libyen Mouammar Kadhafi d'effectuer une médiation dans le conflit.
Dans un communiqué publié par son service de presse, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit "profondément alarmé par la dangereuse situation au Tchad" et a appelé les belligérants à déposer les armes et ouvrir un dialogue.

M. Ban a également appelé tous les pays de la région à respecter l'inviolabilité des frontières et à empêcher toute incursion (dans un pays voisin) à partir de son propre territoire".
Le gouvernement du Tchad a accusé le Soudan voisin d'aider les rebelles tchadiens.

L'armée tchadienne a affirmé dimanche soir avoir chassé les rebelles de N'Djamena après une deuxième journée de combats dans la capitale tchadienne, livrée à des incendies et des pillages, ainsi que d'Adré, ville de l'est du Tchad cible d'une attaque rebelle dimanche.

Publié le 4 février 2008.

Publié dans LE MONDE

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