Tchad : calme relatif à N'Djamena, incertitude autour de la présidence

Publié le par Le Monde

_41557492_palais203.jpgUn calme relatif régnait samedi en fin après-midi à N'Djamena où les tirs n'étaient plus que très sporadiques, mais la situation restait confuse autour de la présidence où était retranché le chef de l'Etat tchadien Idriss Deby Itno.

Selon des sources militaires, les rebelles contrôlaient les quartiers périphériques de la capitale tchadienne et une bonne partie du centre-ville.

En revanche, le président Deby était retranché dans son palais, au coeur de N'Djamena, gardé par des chars et sa garde rapprochée.

 

Après les violents combats de la matinée, les tirs étaient devenus plus sporadiques à la mi-journée, mais se sont à nouveau intensifiés pendant une demi-heure vers 13H00 (12H00 GMT).

"Les forces du président ont tenté de repousser les rebelles vers l'est de la ville et de reprendre un peu de terrain dans le centre ville", a expliqué une source militaire à N'Djamena.

Dans ce secteur, les troupes gouvernementales contrôlaient un large périmètre avec le camp des Martyrs sur la grande place de l'Indépendance, un peu plus loin le secteur de l'ambassade de France et l'avenue parallèle au fleuve Chari au-delà de la mairie de N'Djamena vers l'est.

On ignorait toutefois si cette contre-offensive avait été couronnée de succès et il était difficile de déterminer quel camp contrôlait quelle partie du centre de la capitale.

Pour ce qui est du secteur stratégique de l'aéroport, au bout duquel est installé la base militaire française, on ne savait pas avec certitude qui contrôlait cette zone.

Un responsable d'un service de sécurité des Nations unies, qui est allé en ville samedi, a estimé que les combats avaient dû être violents, car il avait vu "beaucoup de cadavres dans les rues", notamment des corps calcinés ou déchiquetés. Plusieurs façades de bâtiments ont été touchées par des obus, a-t-il noté.

Publié dans L'AFRIQUE

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