CENTRAFRIQUE - INSECURITE : QUE SE PASSE T-IL A BEMAL FRONTIERE CENTRAFRICANO-TCHADO-CAMEROUNAISE ?

Publié le par LE CONFIDENT

Insécurité: Bemal pris en otage par des éléments armés non identifiés

L es folles rumeurs qui courent et qui attestent ces derniers jours que la localité de Bémal dans la sous-préfecture de Paoua, ville frontalière entre la Centrafrique, le Tchad et le Cameroun, a été investie par des bandes armées non identifiées qui avaient attaqué la brigade territoriale de gendarmerie et le poste de la douane. Avec un effectif très réduit, les agents n'ayant pas des moyens de défense ont préféré déguerpir les lieux. Certaines indiscrétions nous apprennent qu'ils auraient trouvés refuge à Bangui.
On ne dira jamais assez du laxisme des autorités militaires et politiques du pays face à la question de la sécurité. Les conséquences immédiates de cette situation, sont les attaques incessantes des villes du Nord du pays. Les nouvelles ne cessent de défrayer la chronique. Les actions sont menées par le gouvernement pour dissuader les auteurs de toutes tentatives qui viseraient à réduire les efforts de ramener la paix dans le pays. Nous avons toujours déploré le laxisme du gouvernement qui se complait à ne pas prendre des mesures coercitives pour enrayer ce phénomène qui gangrène la société centrafricaine.
Comment pourrait-on admettre des rumeurs persistantes qui, habituellement, finissent par devenir réalité lorsqu'on sait que les forces armées centrafricaines ne cessent de recevoir de l'aide justement destinée à renforcer leur capacité d'intervention sur le terrain ? Nul n'est besoin de rappeler que dans ce cadre, la France a déjà contribué financièrement et techniquement à la formation de trois bataillons d'éléments des forces armées centrafricaines et de la gendarmerie nationales environ. Elle vient d'équiper les FACA de deux hélicoptères pour le transport des troupes basées à Bozoum dans l'Ouham-Péndé. Cette assistance technique devait avoir la particularité de permettre aux autorités militaires et politiques du pays d'asseoir une dynamique sécuritaire sur l'ensemble du territoire national.
Les différentes crises militaro-politiques qui ont secoué le pays, le phénomène des coupeurs de route et autres bandes armées non identifiées qui sévissent très souvent, devront amener le gouvernement à faire de la question sécuritaire un enjeu de taille. Les réformes engagées par le gouvernement tant pour assainir les finances publiques que pour remettre en ordre l'économie centrafricaine, ne resteront que vains mots si la question de la sécurité n'est pas réglée avec la fermeté qu'il se doit.


Lundi 16 Janvier 2006
Grand. Petit-Jean
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Publié dans ACTUALITES NATIONALES

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