CENTRAFRIQUE - TROUBLES DE BANGUI : LES DOULEURS ENCORE VIVES

Publié le par LE CONFIDENT

UNE DELEGATION GOUVERNEMENTALE HUEE AU QUARTIER FOÛH



 

Le samedi 14 janvier 2006, une délégation conduite par le ministre de la sécurité publique et de l'administration du territoire M. Michel Sallé s'est rendue au chevet des parents du regretté Sergent chef Jean-Claude Sanzé, assassiné dans les locaux du service de renseignement et d'investigation (SRI) par les éléments de la sécurité présidentielle. Il était accompagné de M. Patrice Maleyombo président de la délégation du 4e arrondissement et de quelques personnalités de la communauté territoriale.
 
Lors des obsèques de feu sergent chef Sanzé, les parents se sont opposés à ce que des cérémonies officielles auxquelles devaient prendre part les hautes autorités militaires et civiles voire le président de la République soient organisées.
Ils ont préféré une organisation dans la plus grande discrétion puis se sont opposés à des interventions des autorités qui, ont tenté par des manœuvres à leur apporter l'assistance du gouvernement quant à l'organisation des funérailles.
Cinq fois de suite, les tentatives d'assistances des autorités aux parents du sergent chef Sanzé ont toutes échouées. Ces parents sont catégoriques et ne souhaitent pas recevoir une quelconque aide du gouvernement, jugé selon eux, être à l'origine de l'assassinat du sergent chef Sanzé.
Ce dernier, après avoir commis son forfait sur le sous lieutenant Yango Kapita s'était réfugié au Bureau des Nations Unies pour la Centrafrique (BONUCA. Il sera extrait de son lieu de refuge et placé sous surveillance judiciaire dans les locaux du SRI où, les éléments de la sécurité présidentielle viendront lui donner la mort. La mission de ce samedi constitue la cinquième mission qui a échoué.
Arrivée au domicile du père Sanzé où, sont organisées les funérailles du sergent chef, la délégation gouvernementale a été bien accueillie. Après quelques moments d'échanges, le ministre Sallé a présenté le motif de leur visite et a exhibé une enveloppe qui selon lui est envoyé par le président de la République aux parents.
 Sans prendre connaissance du contenu de l'enveloppe, et devant une foule venue nombreuse pour en avoir le cœur net, les parents ont repoussé sans vergogne l'offre du gouvernement. Les membres de la délégation sont obligés de rebrousser chemin, sous les cris et insultes de l'assistance. Ils ont déguerpi les lieux sous les cris des désapprobations et d'indignation de la population de foûh.
Notons que depuis les malheureux évènements du 04-05 et 06 janvier, les parents de Sanzé et les populations des quartiers Foûh et Gobongo sont toujours sous le choc des disparitions de leurs compatriotes qu'ils regrettent aujourd'hui. Le gouvernement, selon, eux n'a pas pris des mesures nécessaires pour éviter que la situation ne puisse s'enliser.
Du constat qui en découle, il faut relever que la tension est loin de tomber dans ces localités du 4e arrondissement de Bangui.
La population de cet arrondissement pense que le gouvernement est incapable d'assurer leur sécurité surtout que les auteurs de l'assassinat du sergent-chef Sanzé et d'autres victimes du quartier Gobongo circulent en toute liberté.

Lundi 16 Janvier 2006
Divine Tékoro
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Publié dans ACTUALITES NATIONALES

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