CENTRAFRIQUE - TROUBLES DE BANGUI : "IL S'AGIT D'UNE AFFAIRE ENTRE DEUX MILITAIRES..."dixit BOZIZE

Publié le par AFRIQUECENTRALEINFO

Bozizé apôtre de la non violence - 15/1/2006
Le président centrafricain François Bozizé a dénoncé dimanche dans un message diffusé à la radio nationale la tentation de la violence après les troubles qui ont agité les quartiers nord de Bangui il y a dix jours à la suite des meurtres de deux militaires.
 
"Je vous demande de vous ressaisir, de ne pas céder à la violence, ni à la vengeance, ni aux règlements de comptes. Le Tribunal militaire permanent fera toute la lumière sur cette affaire", a lancé le chef de l’Etat à la population de la capitale.
 
"Il s’agit d’une affaire entre deux militaires, donc c’est strictement militaire, et cela relève de la compétence du Tribunal militaire permanent qui est l’instance judiciaire chargée de juger les hommes en tenue dans l’exercice de leurs fonctions", a poursuivi M. Bozizé.
 
"Cette affaire ne devrait donc pas servir de prétexte à qui que ce soit, pour inciter la population du 4ème arrondissement (de Bangui) à la violence, à la haine tribale, faisant croire qu’il s’agit de querelles tribales entre (populations des ethnies) Mandja et Gbaya. Il n’en est rien", a-t-il ajouté.
 
"Nous avons réussi le retour à l’ordre constitutionnel (...) il ne nous reste plus qu’à travailler davantage pour reconstruire notre pays", a conclu le chef de l’Etat centrafricain.
 
Trois personnes ont été tuées le 5 janvier à Bangui lors de heurts entre les forces de l’ordre et des manifestants revenant des obsèques d’un sous-officier de l’armée centrafricaine, exécuté après avoir été enlevé puis torturé par des camarades d’un officier qu’il avait abattu à l’occasion d’une rixe.

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