CENTRAFRIQUE DERIVE DICTATORIALE : BOZIZE ; LES GRANDES MANOEUVRES POUR LEGIFERER PAR ORDONNANCES

Publié le par LE CONFIDENT

BOZIZE ET DOTE ONT RENCONTRE LES DEPUTES DE LA MAJORITE PARLEMENTAIRE



Le mardi 27 décembre 2005, au Palais de la Renaissance et non au siège de la Convergence Nationale Kwa Na Kwa, le Président François Bozizé Yangouvonda et le 1er Ministre Elie Doté ont rencontré les députés de la majorité parlementaire, ceux de la Convergence Nationale KWA NA KWA et du collectif des partis politiques qui ont soutenu le maître de Bangui pendant la compagne électorale.
 
Selon les indiscrétions d'un député de la majorité parlementaire, le chef de l'État François Bozizé a préféré les réunir personnellement pour les convaincre à voter favorablement le projet de loi d'habilitation.
 A écouter les élus de la nation, ils s'y sont opposés parce qu'ils doivent rendre compte à leurs électeurs qui leurs ont accordé cette parcelle de souveraineté.
Pour les députés de la majorité, le pays n'est pas en crise, le régime de Bangui a la majorité.

Le gouvernement a voulu leur tendre des pièges en s'abstenant de préciser les domaines dans lesquels il pourra légiférer par ordonnance et la durée de 9 mois est trop longue.
 Après la réaction des députés, le Président de l'Assemblée Nationale M. Célestin Leroy Gaombalet a pris la parole pour préciser qu'ils ne peuvent autoriser le locataire du Palais de la Renaissance à légiférer par ordonnance durant la période d'intersession (deux mois) pour mettre en œuvre des réformes dans le domaine de la justice, de l'administration et mener la lutte contre la corruption.

Or, lorsque l'on parle de l'application de la loi d'habilitation pour le combat à mener contre la corruption, on donne la possibilité au gouvernement de confier le dédouanement des marchandises à l'UNITEC/BENIN pour se substituer à la douane centrafricaine.

Ce pendant, au sein des leaders des partis politiques ayant soutenu la candidature du Général François Bozizé, cette démarche est très mal appréciée.
 Pour certain, le maître de Bangui devait d'abord discuter de la question avec eux et non avec les députés qui sont censés se plier à la discipline des formations politiques qui les ont investis et soutenus.
Il faut avouer que la démarche du Chef de l'État basée sur la corruption des députés de la majorité pour lui donner un chèque à blanc ne contribue qu'à diviser les élus de la nation et à porter un coup fatal à l'unité nationale .
 

Qui a conseillé au chef de l'État de soumettre un projet de loi d'habilitation au parlement, de dissoudre le Haut Conseil de la Communication et d'interdire les réunions syndicales?



Jeudi 29 Décembre 2005
Paul Gové
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Publié dans ACTUALITES NATIONALES

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