TCHAD - REBELLION : L'OPPOSITION APPELLE AU "DIALOGUE NATIONAL"

Publié le par A.F.P

Une coalition de l'opposition dénonce la fuite en avant de Deby
TCHAD - 28 décembre 2005 - AFP
La principale coalition de l'opposition tchadienne a dénoncé mercredi la "fuite en avant" du président Idriss Deby face à la crise politico-militaire que traverse le pays, appelant une nouvelle fois à un "dialogue national".

 

"C'est avec consternation et interloquée que la CPDC (Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution) a suivi les déclarations et agissements des autorités tchadiennes suite à l'accélération de la dégradation de la situation militaire", a déclaré à la presse le porte-parole de la CPDC, Hamid Dahalob.

"Ces déclarations et agissements montrent une fois de plus la volonté du président Deby de s'enfermer dans la politique de l'autruche et de la fuite en avant", a poursuivi M. Dahalob.

"Une telle logique ne vise pas seulement à donner le coup de grâce à notre démocratie (...) elle cherche également et délibérément à attiser les tensions régionales et internationales, comme si le meilleur moyen de se maintenir au pouvoir était d'alimenter sans cesse tensions et conflits", a poursuivi le porte-parole de la CPDC.

"La CPDC tient à dire de façon claire qu'elle n'entend pas assumer les conséquences de (cette) politique hasardeuse", a-t-il ajouté.

Au pouvoir depuis 1990, Idriss Deby est confronté à une série de défections au sein de l'armée et du clan qui l'entoure, ainsi qu'à un regain d'activité de mouvements rebelles qui ont attaqué le 18 décembre la ville d'Adré, à la frontière avec le Soudan.

Le président tchadien a accusé Khartoum d'être à l'origine de cette "agression" et de préparer une autre attaque, provoquant une sérieuse tension entre les deux pays.

"Rien n'est venu corroborer que le Soudan serait à l'origine du basculement de tous ces cadres et simples citoyens dans la contestation armée du pouvoir", a jugé le porte-parole de la CPDC.

La Coordination, qui rassemble plus d'une vingtaine de partis, a également demandé aux "partenaires de développement du Tchad (...) d'user de tous les moyens possibles pour amener le pouvoir de N'Djamena à opter pour la voie pacifique de réconciliation et de de redressement".

M. Dahalob dénonce également les conditions d'organisation des élections présidentielle, législatives et communales prévues en 2006, dont la date n'a pas encore été fixée.

"La position du gouvernement français (...) ne doit pas consister à soutenir la mal-gouvernance et la confiscation du pouvoir par la violence d'Etat et l'institutionnalisation de la fraude électorale", a-t-il poursuivi.

"La seule voie de sortie de crise est l'organisation sans délai d'un dialogue national global", a-t-il estimé.

Le président Deby a nommé samedi par décret 25 des 31 membres de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) en vue de ces scrutins.

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