CENTRAFRIQUE - PARTIS POLITIQUES : TRES MAUVAISE PERIODE POST-ELECTORALE POUR CERTAINS PARTIS POLITIQUES

Publié le par LE CONFIDENT

TROIS GRANDS PARTIS POLITIQUES TRAVERSENT DES MOMENTS DIFFICILES

 

 


Après les élections législatives et présidentielle de mars et mai 2005, les formations politiques qui avaient présenté leurs candidats à ces échéances ont brillé par un mutisme laissant le gouvernement faire à tête au détriment de l’intérêt national.
Les candidats malheureux aux législatives et à la présidentielle sont devenus aigris et fréquentent rarement leur base.
Ils saisissent souvent cette occasion pour mener des activités sous-marines qui leur permettent de gagner des promotions dans les sphères de l’État. Ces manœuvres de trahison ont pour la plupart fragilisé les partis. Les trois grandes formations politiques du pays à savoir le FPP, le RDC et l’ancien parti au pouvoir, le MLPC souffrent le martyre de ces comportements irresponsables.
Le fils du père fondateur du Front Patriotique pour le Progrès (FPP) Alexandre Goumba décide de semer la zizanie et la division au sein de cette formation. Nommé médiateur de la république, Abel Goumba ne peut plus animer ce parti qu’il a porté sur les fonts baptismaux après 45 années de lutte politique. Dès lors, il s’est engagé à mener une lutte sans merci pour la relève que Goumba n’avait malheureusement pas préparé. C’est ainsi que son fils Alexandre s’est mis dans sa tête que le FPP est une affaire de famille et qu’une dynastie devait être instaurée. Il se bat comme un beau diable pour se faire élire président du parti lors du prochain congrès. Les anciens compagnons de lutte d’Abel Goumba depuis le FPO-PT et aujourd’hui FPP se sentent franchement trahis. Ils auront appris à leurs dépens.
De même, le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) traverse lui aussi les mêmes dissensions. Le ministre délégué à l’éducation nationale Simplice Zingas militant avéré qui a rallié le camp de Bozizé a créé le RDC Rénové dans le but de soutenir les actions présidentielles. Il a réussi à convaincre certains jeunes du parti à le suivre à leurs risques et périls car, il a été radié du parti par Kolingba. Ne jouissant pas d’une représentativité sur l’échiquier politique national, les actes que pose Zingas seront voués à l’échec. Tout le monde s’accorde à dire que le RDC est un parti stratagème. Le pouvoir est en train d’utiliser Zingas qui serait remercié au prochain remaniement ministériel qui se pointe à l’horizon. Les raisons sont simples : lui et son ministre de tutelle n’ont pas su régler la fronde sociale. Ils sont incapables d’instaurer un dialogue social franc avec les syndicats de l’enseignement qui revendiquent leurs arriérés de salaires avant de reprendre le chemin de l’école.
Quelques mauvaises langues leur attribuent l’occupation de la Bourse de travail par les forces de l’ordre la semaine dernière. Zingas est en mauvaise posture.
Quant au MLPC, nous manquons de commentaires pour qualifier l’implosion qui est déjà consommée. Plusieurs courants de pensée traversent ce parti de masse que Patassé dirigeait de mains de maître depuis sa création en 1979.
La rédaction du journal est revenue abondamment sur cet aspect dans sa parution d’hier.
Les sanctions pleuvent et rien n’est fait pour sauver et réhabiliter les organes de base qui se meurent. Ces luttes partisanes finiront certainement par avoir raison de ce parti qui a une capacité de nuisance plutôt que de mobilisation. Les trois maîtres à penser à savoir Patassé, Ziguélé et Dondon Konamabaye sont en train de fragiliser le parti par leurs querelles intestines puériles et insipides.
Tous ces remous internes sont au profit de Bozizé qui les exploite à bon escient pour consolider son pouvoir. Pourquoi pas ! A quelque chose, malheur est bon pourvu que ces crises perdurent en faveur de celui qui est au perchoir.

 

 

 

 

 

 

 

Ralph Sidiki
23/12/2005
Source :

http://www.leconfident.net

 

 

 

 

Publié dans ACTUALITES NATIONALES

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