L'A.D.P A UN NOUVEAU PRESIDENT : OLIVIER GABIRAULT

Publié le par LE CONFIDENT

 

L'ADP S'ORGANISE POUR SON PROCHAIN CONGRES

L’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP) a organisé une Assemblée Générale le samedi 24 septembre 2005 à son siège de Sica III pour présenter les membres du comité ad hoc de ce parti. Les alliés venus des quatre coins de la capitale ont pris part à cette rencontre présidée par M. Olivier Gabirault, candidat malheureux aux élections présidentielles et président dudit comité. Les militants et cadres se sont penchés longuement et sérieusement sur l’avenir du parti et les enjeux de prochaines échéances qui se présentent à eux. Ils ont évoqué particulièrement de la restructuration des organes de base, de la mobilisation de la jeunesse et de la contribution de tous les militants pour la survie du parti. C’est ainsi qu’un appel leur a été lancé pour qu’ils payent régulièrement leur cotisation et les cartes d’adhérant. Cette contribution permettra au parti de faire face à ses obligations et surtout de mobiliser des fonds nécessaires pour l’organisation du congrès. A l’issue de cette Assemblée Générale, nous avons rencontré M. Olivier Gabirault, président du comité ad hoc qui nous résume son programme d’action à court terme.

 

Le Confident (LC): Monsieur le président, les alliés ont participé à une Assemblée Générale de l’ADP. De quoi s’est-il s’agit?


Olivier Gabirault (OG) : Je vous remercie, c’est notre première Assemblée Générale. Vous savez que le bureau que je conduis vient d’être mis en place et c’est notre premier contact dans le cadre de cette Assemblée Générale. Nous avons vu ce qu’il fallait faire pour les mois à venir. Vous comprenez que l’ADP s’est présentée aux élections; elle a présenté des candidats aux élections présidentielle et législatives. Les résultats n’ont pas été à la hauteur de ce qu’elle attendait. C’est pour cela qu’il fallait rechercher les causes. Au cours de la journée de réflexion du 27 août 2005, l’Assemblée Générale s’est aperçue qu’il y avait parmi les différentes causes, la responsabilité du bureau qui a conduit l’ADP depuis le congrès jusqu’aux élections et a demandé sa démission. Cette démission a été effective et un comité ad hoc a été mis en place et c’est moi qui le dirige. Il fallait, maintenant par rapport à tout cela indiquer les grandes lignes de travail de manière à ce que notre parti revive, parce que les raisons principales de la démission est le fait que les structures n’ont pas été renouvelées sur l’ensemble du territoire et la campagne avait été mal organisée. C’est tout cela qui a amené l’Assemblée Générale à démettre l’ancien bureau.

Le Confident (LC) : Quelles seront les principales préoccupations de ce comité ad hoc?


OG : De septembre à décembre, nous allons mettre en place un programme pour ce terme là, et après nous allons penser à l’organisation du congrès. Vous comprenez que nous ne pourrons pas organiser un congrès dès l’instant où il n’y a pas de structures. Il faudra qu’on mette ces différentes structures en place, le congrès sera convoqué pour élire un bureau définitif. Dans un premier temps, le gros travail à faire est celui de la mobilisation au niveau des militants ensuite un travail de restructuration des organes de base tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays.
Il faudrait que les militants fassent leur travail non seulement sur le terrain mais aussi en aimant leur parti c’est à dire contribuer à son fonctionnement. C’est à partir de là que nous aurons une vue générale pour pouvoir fixer la date du congrès.

LC : Vous avez déploré la nonchalance de la jeunesse de votre parti au lendemain de l’échec aux élections. Quels conseils pouvez-vous leur prodiguer pour qu’ils se ressaisissent?

OG : Ce que nous devons dire aux jeunes, c’est que le travail que nous faisons c’est pour eux. Vous savez que nous sommes un pays où le chômage est vraiment galopant, la misère se voit au coin de chaque rue, se lit au visage de chaque Centrafricain. Si le présent est mauvais, mais que va devenir l’avenir ? Voilà la question fondamentale qui nous amène à nous préoccuper d’abord de la jeunesse. Si aujourd’hui, les jeunes ne travaillent pas mais demain qu’est-ce qu’ils vont devenir ? Il faut tenir compte du fait que l’effondrement de notre pays vient beaucoup plus de la pauvreté. On parle de l’insécurité mais la base de l’insécurité c’est d’abord la pauvreté, la misère. Pour cela, nous devons nous battre comme citoyen pour que les jeunes ne puissent pas vivre ce qu’ils vivent actuellement. Ces jeunes là, au niveau de l’ADP, nous leur avons fait comprendre qu’il ne faut pas se décourager Tout le travail que nous faisons c’est pour eux et ce que nous faisons c’est d’abord les orienter, les amener à comprendre que leur pays est riche, l’avenir de ce pays dépend d’eux en tenant compte de ce qui ne va pas aujourd’hui et rectifier le tir pour que le pays connaisse un avenir meilleur.

   

Propos recueillis par Marcel Dexter Gazikolguet
03/10/2005
Source :

http://www.leconfident.net

 

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