La RDC élue à la vice-présidence de l'Assemblée générale de l'ONU

Publié le par jeune Afrique

La République démocratique du Congo (RDC) est élue à la vice-présidence de la 62ème3970608464.jpg session de l'Assemblée générale de l'ONU et va coprésider avec la France les travaux de la conférence de l'organisation en cours à son siège à New York, a-t-on appris mercredi de source diplomatique à Kinshasa.

 

A Kinshasa, la nouvelle a été accueillie avec surprise et satisfaction, l'opinion générale au sein de la population congolaise étant que cette opportunité devrait permettre à la RDC de faire entendre sa voix, qui a semblé éteinte depuis le déclenchement des conflits armés internes.

 

La France, qui tient les rênes de la présidence de cette session onusienne, plaide d'ailleurs pour une vaste conférence en vue de résoudre les grands conflits africains dont celui du Darfour, au Soudan, de Centrafrique aux confins des frontières tchadiennes et soudanaises, sans oublier celui des Grands Lacs qui ravage principalement la RDC.

 

Pour Léonard Mapombo, un expert congolais en Relations internationales, c'est l'occasion pour la RDC de porter à la face du monde les événements tragiques qui caractérisent l'Est du pays depuis le génocide rwandais de 1994.

 

Selon l'opinion congolaise, le génocide rwandais et ses innombrables conséquences dans la région des Grands Lacs en général et en RDC en particulier, est raconté de manière arbitraire pour le pouvoir de Kinshasa, depuis ses débuts.

 

En effet, malgré les efforts des gouvernants congolais tendant à dresser un tableau réaliste de l'évolution de la situation sécuritaire dans la partie orientale du pays, les voix de la diplomatie rwandaise et ougandaise semblent plus présentes au niveau de la communauté internationale.

 

Ainsi, pour plusieurs Congolais, la présence du président Joseph Kabila, jointe à celle des diplomates congolais à New York, doit être mise à profit pour inciter la communauté internationale à scruter le conflit des Grands Lacs avec la même attention à propos du Darfour et de la Centrafrique.

 

"Car, le drame qui se joue au Nord-Kivu prend des proportions qui ressemblent à une conspiration du silence, à cause de l'indifférence qui caractérise les Nations unies, malgré leur présence en RDC", déplore notamment l'expert congolais.

 

L'ONU, rappelle-t-il, dispose en RDC d'une force militaire et d'une mission internationale de maintien de la paix, "qui ne souffre d'aucune restriction de mouvement de la part du gouvernement congolais".

Publié dans L'AFRIQUE

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