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L'A.D.P



Déclaration n°13/ADP/08 concernant le Dialogue Politique Inclusif en Centrafrique

Déclaration n°12/ADP/08 : Situation Sécuritaire de la République Centrafricaine et impunité au sein des Forces de Défense et de Sécurité

CENTRAFRIQUE - HAUSSE DES PRIX : L'ADP INDEXE L'ASSEMBLEE NATIONALE


DECLARATION/ADP / OI/O8 : L'ADP CONDAMNE LES PROPOS DANGEREUX DE FRANÇOIS BOZIZE

DECLARATION N° 012/07 : L'ADP COMDAMNE LE SILENCE DU POUVOIR SUR LA GREVE DES ENSEIGNANTS DU SUPERIEUR

L’ECHEC DU DIALOGUE POLITIQUE NE PROFITERA A PERSONNE : Regard chrétien sur la République Centrafricaine par Emmanuel Olivier GABIRAULT

DECLARATION ADP N° 10/07 - CONCERNANT LE PARDON ADRESSE PAR LE CHEF DE L'ETAT A LA REBELLION ARMEE

" CENTRAFRIQUE - REBELLION : LE MALHEUR DANS NOS VILLAGES " 

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Discours de Thomas SANKARA ( Addis Abeba 1987 )  
 


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LES DECLARATIONS

 

ALLIANCE POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES

 

L'ALLIANCE POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES DENONCE EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE: 

 

 

 

 

 

*Déclaration n°004/07 concernant le communiqué de presse de la Présidence de la République relatif au point de presse de l'opposition démocratique - Mai 2007 

*Déclaration N° 06/ADP/07 - Réaction à la déclaration de la convergence KNK du 26 Juillet 2007 

*L'ADP s'indigne de la crise née de l'affaire Total contre l'Etat centrafricain - Septembre 2007 

*La responsabilité du Président de la République et de l'Assemblée Nationale dans l'affaire Uranimes et Areva  - Septembre 2007

*Déclaration N° 012/07 : L'ADP condamne le silence du Pouvoir sur la grève des enseignants du supérieur - Décembre 2007 
*Déclaration ADP/01/08 : L'ADP condamne les propos dangereux de François Bozizé - Janvier 2008
*Centrafrique - Hausse des Prix : L'ADP indexe l'Assemblée Nationale - Avril 2008 

Déclaration ADP n°14/08 concernant la coordination d'une rebellion par un leader de parti politique - Mai 2008

Déclaration n°15/08 condamnant les reports incessants de la fête des mères et l'étouffement des rejouissances populaires - Juin 2008

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- Manuel de Sensibilisation et d'Education Politique    

- L' A.D.P s'installe au CONGO Brazzaville  

- Rencontre de concertation de l'opposition démocratique et de la diaspora Centrafricaine du 2 au 3 Décembre 2006 à Paris  

- Résolutions finales rencontre de concertation de l'opposition démocratique et de la diaspora Centrafricaine du 2 au 3 Décembre 2006 

- Lettre ouverte de Mr Olivier Gabirault au Président Bozizé suite aux ménaces dont il fait l'objet - Avril 2007 

- 28 Juillet 2007 - Intervention de Monsieur Olivier Gabirault,président national de l'Alliance pour la Démocratie et le Progrès (A.D.P) au meeting de l'Union des Forces Vives de la Nation (U.F.V.N) 

- Centrafrique - Dialogue Politique : "Nous avons tous la responsabilité de sauver notre pays du stade actuel" Olivier Gabirault 

- Réunion de concertation sur le Dialogue Politique organisée par le bureau de l'Organisation des Nations Unies et le Centre pour le Dialogue Humanitaire de Genève du 22 au 23 Août 2007 à Bangui 

- L’échec du Dialogue Politique ne profitera à personne : Regard chrétien sur la République Centrafricaine par Emmanuel Olivier GABIRAULT  

108622-155180_1_.jpgINTERVENTION DE M. EMMANUEL OLIVIER GABIRAULT PRESIDENT NATIONAL DE L’ALLIANCE POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES (A D  P) 

Messieurs les Modérateurs,

Distingués invités,

 
Chers compatriotes
J’ai suivi avec beaucoup d’attention tous les compatriotes qui ont pris la parole ici depuis hier, qu’ils soient de la Majorité présidentielle, de l’Opposition démocratique ou de la Société civile.
 
Je ne peux cependant m’empêcher de relever que mes compatriotes sont dans l’ensemble d’excellents cadres, mais qui ne peuvent réellement briller qu’ailleurs, mais pas en Centrafrique à cause de l’environnement néfaste, nocif que nous avons créé nous-mêmes.
 
Ce que nous disons n’est pas souvent ce que nous pensons ou faisons réellement, au point où le pays tourne en rond depuis des décennies, par un éternel recommencement.

 

 Nos incessants volte- face au détriment de la nation nous  ont  jusqu’ici amenés à affirmer tout et le contraire, même aussitôt après, selon les circonstances, juste pour faire plaisir ou pour ne pas déplaire au chef et préserver nos intérêts égoïstes,  sans aucune gêne. Tout ceci a conduit le pays  dans l’impasse tout simplement parce que  la force ou l’échec de tout chef, Chef d’Etat compris repose essentiellement sur son entourage, surtout s’il est composé des mêmes qui vont d’un régime à un autre avec une expertise et une expérience totalement, continuellement négatives.
 
Les quelques faits ci-après, tirés des trois derniers régimes qui ont dirigé ce pays avec la plupart des mêmes cadres réunis ici m’amènent non seulement à affirmer que je ne me suis pas encore trompé dans mes analyses sur ce pays, mais  servent de preuves :

 

1°- En mars 1991, lorsqu’il fallait réviser la constitution centrafricaine pour y introduire la démocratie et le multipartisme, tous mes collègues députés de l’époque ont voté pour le maintien du parti unique.
 
 Je me suis ainsi retrouvé seul à opter pour la démocratie et le multipartisme, dans un contexte très tendu où un tel choix était interprété comme une animosité ou même un esprit de déstabilisation du pouvoir en place.
 
J’avais voté pour la démocratie et le multipartisme par conviction, en partant du simple fait que le vent de liberté soufflait à l’époque et que si l’on peut utiliser l’armée pour faire face à une invasion militaire, on ne peut pas non plus l’utiliser face à une invasion d’idées.

 

C’est à la suite de la réaction, des pressions de la rue, peu de temps seulement après, que le pouvoir  s’est vu obligé de faire réviser la même constitution pour la deuxième fois, moins d’un mois après la première, pour  y introduire finalement la démocratie et le multipartisme.

 

 Mais le plus intéressant dans cet exemple est que les compatriotes qui avaient argumenté contre le premier vote n’ont pas hésité, grâce un esprit toujours fertile, de  justifier le second, sans aucune gêne.

 

2°- En 1992, au moment des élections générales groupées du 25 octobre, j’ai proposé des amendements au code électoral tendant à mettre en place une commission électorale mixte indépendante, estimant tout simplement que le régime en place étant candidat à sa propre succession, ne pouvait pas être juge et parti en organisant tout seul les scrutins, ceci pour garantir la transparence et l’égalité de chance des différents candidats.
 
Cette proposition a été farouchement combattue et écartée, me mettant encore dans les mêmes conditions que lors de la première révision de la constitution.
 
C’est lorsque les élections présidentielles et législatives du 25 octobre 1992 ont échoué, qu’il a  fallu finalement recourir sous une très forte pression, à ma proposition de mise en place d’une commission électorale mixte indépendante rejetée auparavant en juillet 1992.
 
 Le plus intéressant dans cet exemple est que les mêmes personnes dont certaines sont dans cette salle, ont eu des arguments ingénieux de circonstance, mais spectaculairement contraires à ceux développés précédemment pour appuyer le premier vote, sans la moindre gêne.
 
3°- En 1997, Maire de la ville de Bangui au moment où les deux premières mutineries ont éclaté et juste avant la déclaration du Président de la République à la Nation, au sujet de laquelle il a bien voulu recueillir préalablement différents avis, j’ai attiré la très haute attention du Chef de l’Etat sur l’impérieuse nécessité de préserver la paix et l’unité nationale en lui rappelant que le Président BOGANDA s’est beaucoup battu à  ce sujet et que si elles sont rompues, il serait très difficile de les rétablir.
 
 Bien que cette déclaration ait eu l’agrément  de toute l’assistance composée de chefs de quartiers et chefs de groupes de BANGUI ainsi que celui du Chef de l’Etat lui-même, le contraire s’est fait et la suite n’est pas nécessairement à rappeler ici, car la communauté internationale s’est impliquée à grands frais avec différentes formules pour chercher à rétablir cette paix et cette unité qui auraient pu être préservées plus tôt.
 

Mais le plus intéressant dans cet exemple est que tous ceux qui ont eu à cette époque une attitude donnée n’ont pas hésité par la suite et pour des raisons de circonstance à opter pour une approche contraire.

 
4°- Le 18 mars 2003, juste après le coup d’Etat du 15 mars 2003, j’ai adressé, de l’Extérieur du pays un message au Chef de l’Etat et un autre au Premier Ministre pour attirer très respectueusement leur attention sur la nécessité d’un déclic à déclancher par le biais de l’euphorie créée par l’évènement et engager le pays sur une autre voie que celle qui a été jusque là la cause de son retard depuis plusieurs décennies. Le message était libellés ainsi,  au Chef de l’Etat: 
 
 « Le peuple centrafricain a été jusqu’ici comme un corps souffrant d’un atroce abcès. Les soins utilisés pendant longtemps contre ce mal ont été du baume appliqué sur ce corps, sans évidemment le guérir.
Vous avez eu certes le courage de crever l’abcès, mais il convient maintenant de l’éradiquer, de soigner avec beaucoup d’attention, de précaution le corps afin d’éviter qu’il se gangrène, car devant non seulement vivre, se relever, mais marcher.

Pour cela, c’est essentiellement du bon choix des premiers remèdes que dépendront les meilleurs soins devant être apportés à ce corps pour le rétablissement de sa santé, sa vie et sa marche victorieuse »

 
Celui adressé au Premier Ministre (à l’époque le Professeur Abel GOUMBA) disait ceci : « Votre long, patient, patriotique et historique combat pour la démocratie, la liberté et le développement de notre pays justifie le bon choix fait par le Chef de l’Etat par votre désignation au poste de Premier Ministre, Chef du Gouvernement. 

Vos grandes expériences auxquelles s’ajoutent des qualités morales exemplaires conviennent parfaitement à la situation actuelle de la République Centrafricaine, agonisante, pour laquelle des remèdes et spécialistes efficaces sont nécessaires pour lui rendre la vie, afin qu’elle se relève et marche ». 

Ces deux messages ont été tout simplement remis par leurs destinataires à la radio et à la télévision où ils ont été lus et relus comme de banales lettres de félicitations. 

Le plus intéressant dans cet exemple est que non seulement le pouvoir s’est engagé malgré tout dans la voie des mêmes dérives reprochées aux précédents régimes, mais tous ceux qui l’ont rejoint hier par leurs expertises et conseils, basculant sans complexe d’un camp à l’autre pour leur propre bonheur, sont aujourd’hui parmi les compatriotes qui réclament la tenue d’un dialogue politique avec des arguments qui ont totalement changé.

 
5°- En 2003, à l’occasion de la tenue du Dialogue National, la majorité des compatriotes présents à ce forum a dénoncé avec une vigueur sans précédent les dérives des précédents régimes. 
 

J’avais alors interpellé les compatriotes en leur demandant si les leçons des régimes ainsi décriés allaient être tirées en posant les séries de questions suivantes : 

-  L’entourage du nouveau  Chef d’Etat va-t-il  se comporter autrement en tenant compte du passé ? 

-  Les partis qui soutiennent le Chef de l’Etat vont-ils se comporter autrement en tenant compte du passé ? 

-  La  Majorité parlementaire appelée à soutenir le Chef de l’Etat à l’Assemblée Nationale serait-elle disposée à voter pour une éventuelle procédure de sa destitution en cas de haute trahison de la Nation par ce dernier ?
 
A titre de rappel, il convient de noter que cette intervention avait été relayée par la Radio France Internationale dont l’Envoyée Spéciale à l’époque était Carine FRANCK.
 
Ce qui est intéressant dans cet exemple, est le fait que rien ne s’est passé différemment que par le passé, en ce qui concerne les mêmes dérives pourtant vivement décriées par les mêmes cadres du parti du Président de la République, les mêmes conseillers, les mêmes parlementaires etc.

 

En octobre 2005, comme leader politique (Président National de l’A D P) mon parti a attiré la très haute attention du Président de la République sur la présence d’une rébellion  à  l’époque encore naissante dans le nord du pays, avec des conséquences prévisibles, mais aujourd’hui très visibles. Ce danger a été non seulement systématiquement nié, mais la rébellion elle-même minimisée par le pouvoir, malgré les rapports des organismes des Nations Unies présents dans la localité et même les avertissements en décembre 2005 de l’Union Africaine qui a envoyé une mission sur les lieux.
 
Il a fallu attendre le 15 mars 2006, à l’occasion des festivités du troisième anniversaire du coup d’Etat de 2003, pour que le pouvoir reconnaisse officiellement la rébellion.
 
Dès le 16 mars 2006, mon parti a attiré la très haute attention du Président de la République sur la nécessité de dialoguer avec la rébellion dès l’instant où elle a été reconnue, afin d’éviter d’inutiles pertes en vies humaines et en biens.
 
En juin 2006, un mémorandum rédigé dans le cadre de l’Union des Forces Vives de la Nation à laquelle l’ADP appartient, a été adressé au Président de la République pour demander l’organisation d’un Dialogue Politique auquel la rébellion devrait être associée.
 
Depuis cette date jusqu’aujourd’hui où nous sommes tous réunis dans cette salle, les faits ont parlé d’eux-mêmes et nous ont contraints à cette rencontre, avec non seulement tous ceux qui étaient radicalement opposés à une telle perspective, mais surtout avec un changement de positions. 

Entre-temps, combien de Centrafricains sont morts et que nous ne pourrons plus ressusciter ?

Combien de centrafricains sont réfugiés ailleurs, dans la nature, soumis aux intempéries, à la maladie, à la faim, réduits au stade le plus primitif ?

Combien de villages sont incendiés, des biens perdus ?
 
Quelle est aujourd’hui la situation sécuritaire, sociopolitique, socioéconomique du pays après tout cela ?

Quelle est aujourd’hui l’image de la République Centrafricaine,  de ses dirigeants, et d’une manière générale de ses fils et filles à l’Extérieur ?

Quelle est aujourd’hui la dignité du Centrafricain aussi bien chez lui qu’ailleurs ?

Bref, aurions- nous pu éviter tout cela en agissant plus tôt ?

Fallait-il passer par tout ce drame avant de nous réunir comme présentement ?

Maintenant que nous nous réunissons, convaincus tous désormais que seul le Dialogue Politique est la voie indiquée pour résoudre la crise qui secoue notre pays, quelles solutions durables et garanties de les appliquer effectivement allons-nous dégager dans l’intérêt du peuple centrafricain ?

Mes chers Compatriotes 

Le Dialogue National a été un très grand espoir pour ce même peuple qui voyait dans l’application des recommandations de ce forum, le début de la fin de ses souffrances. 

Ces recommandations n’ont pas été exécutées, non pas nécessairement par manque de moyens pour certaines d’entre elles, mais simplement par absence de volonté politique pour la majorité de ces actes qui auraient mis le pays sur une bonne voie et même fait éviter la crise objet de nos préoccupations actuelles.

 

Vice- Président du Comité de Suivi des Actes du Dialogue National, je n’ai pas vu la nécessité de demeurer à ce poste dans ces conditions et ai pris la décision de démissionner en décembre 2005. 

Mes chers compatriotes 

Ayons pitié du peuple Centrafricain. 

Vous êtes pour la plupart d’excellents cadres lorsque vous évoluez ailleurs. Malheureusement, dans notre pays et dans les différents rouages de l’Etat, ces grandes qualités que nous possédons pourtant disparaissent, au point où nous faisons tourner le pays en rond, avec d’éternels recommencements dans tous les domaines de la vie. 

La raison en est toute simple : NOUS AVONS CREE NOUS-MEMES UN ENVIRONNEMENT NEFASTE, NOCIF DANS LEQUEL NOUS NE POUVONS NI EVOLUER NI FAIRE DEVELOPPER NOTRE TRES CHER ET BEAU PAYS : LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE. 

A l’occasion de ce Dialogue Politique, nous sommes face à DIEU, face à la NATION et face à L’HISTOIRE. 

Si nous optons encore pour un recommencement sans fin, en continuant à sacrifier l’avenir des générations futures, il s’agira d’une responsabilité devant DIEU, la NATION et l’HISTOIRE. 

Si nous optons par contre pour des décisions sages dans l’intérêt supérieur du peuple qui n’a fait que souffrir d’une manière graduelle depuis l’indépendance de la République Centrafricaine par nos propres fautes, il s’agira également d’un engagement à prendre vis-à-vis de DIEU, de la NATION et de notre HISTOIRE. 

Quant à la communauté internationale, je souhaite vivement qu’elle ne s’implique pas seulement à ce seul niveau de recherche de solution à la crise actuelle mais accompagne le processus de bout en bout et surtout pour l’exécution effective des actes qui sortiront de ce Dialogue Politique, dans l’intérêt supérieur du peuple centrafricain.

 
Je vous remercie.
par Olivier Gabirault publié dans : POLITIQUE
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 BARTHELEMY BOGANDA,"ELU DE DIEU" ET DES CENTRAFRICAINS

Proclamation de la république centrafricaine le 1er décembre 1958 
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Barthelemy Boganda 
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Avec De Gaulle 
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Lors d'un discours à Brazzaville 
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Mairie de Bangui
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