Déclaration des É.-U. sur la prévention et le règlement des conflits en Afrique

Publié le par usinfo.state.gov

etats-unis.jpgLe Conseil de sécurité de l'ONU doit collaborer de plus près avec les organismes régionaux.

 

Dans son allocution lors du débat public sur la prévention et le règlement des conflits en Afrique, M. Alejandro Wolff, représentant permanent adjoint des États-Unis auprès des Nations unies, a affirmé le 28 août que le Conseil de sécurité devait collaborer plus étroitement et avec plus d'efficacité avec les groupes régionaux afin de prévenir les conflits en Afrique.
On trouvera ci-après le texte de son allocution.
(Début de la transcription)

 

(Début du texte)

 

Les États-Unis d'Amérique souhaitent remercier la république du Congo pour avoir évoqué cette question importante. Nous pensons, comme le secrétaire général et comme vous, Monsieur le Président, que l'ONU - et, plus particulièrement, le Conseil de sécurité - peut et doit améliorer ses capacités de prévention des conflits en Afrique.

 

Pour ce faire, le Conseil de sécurité doit collaborer plus étroitement et avec plus d'efficacité avec les organismes régionaux et sous-régionaux. À cet égard, les États-Unis se joignent aux autres membres du Conseil dans le rappel des dispositions décrétées par le communiqué conjoint de l'Union africaine pour la paix et du Conseil de sécurité diffusé en juin 2007, notamment celle qui prône le renforcement de la relation entre ces deux organismes.

 

Monsieur le Président, selon un rapport de la Banque mondiale, 16 des 20 pays les plus pauvres ont connu une guerre majeure durant les 15 dernières années. Les pays sortant de la guerre ont, en moyenne, une probabilité de 44 % d'y rechuter durant les 5 premières années de paix.

 

Les États-Unis soutiennent la prévention et le règlement des conflits en Afrique par le biais de divers programmes bilatéraux et multilatéraux.

 

- Annoncée lors du Sommet du G8 en 2004, l'Initiative des opérations pour la paix mondiale (GPOI) a été créée afin de faire face au manque de casques bleus formés et disponibles, qui persiste malgré les appels continus à de telles forces, en particulier pour des missions africaines. Pendant l'année budgétaire 2005, la GPOI a formé et équipé 27.025 militaires provenant de 37 pays afin de soutenir les opérations de maintien de la paix de l'ONU. Nous espérons voir ce nombre s'élever à 75.000 d'ici la fin de l'année. Parmi les onze centres de formation établis par la GPOI, quatre, situés au Ghana, au Kenya, au Mali et au Nigeria, reçoivent un appui des États-Unis.

 

- L'Accord sur l'aide en matière de transport et de logistique (TLSA), un des projets de la GPOI, a assuré une contribution de 11,5 million de dollars en 2005, dont 5 millions destinés à la construction d'une partie des 34 camps de base au Darfour. En 2007, les États-Unis ont promis 32 millions de dollars au TLSA afin de financer nombre d'initiatives, notamment : un apport matériel à la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) (12 millions de dollars), la formation et l'équipement des militaires ougandais rattachés à la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM) (6,8 millions de dollars), et l'envoi de troupes nigérianes à la Mission de l'Union africaine au Soudan (AMIS) (6 millions de dollars).

 

- Le programme ACOTA (« African Contingency Operations Training and Assistance »), qui précéda la GPOI, a formé plus de 52.000 militaires africains participant aux missions de maintien de la paix de l'ONU, et leur a fourni un équipement non meurtrier. En juillet 2007, les forces africaines partenaires de l'ONU avaient contribué aux efforts de la mission de l'Union africaine au Soudan (AMIS), et à ceux des missions de l'ONU au Soudan (UNMIS), en Sierra Leone (MINUSIL), en République démocratique du Congo (MONUC), en République centrafricaine (MINURCA), en Éthiopie et en Érythrée, en Côte d'Ivoire (ONUCI), au Liberia (MINUL), et en Somalie (AMISOM).

 

- Il est essentiel de comprendre que la croissance économique représente un élément indispensable de la prévention des conflits en Afrique. C'est pour cela que le 18 mai 2000, le Congrès des États-Unis a adopté la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA). Cette loi offre des avantages réels aux pays africains qui cherchent à ouvrir leur économie et à libérer leurs marchés. Des 48 pays subsahariens, 38 sont admis aujourd'hui à bénéficier de l'AGOA. Il en est résulté que les échanges commerciaux entre les États-Unis et les pays africains subsahariens ont augmenté de 17 % en 2006, et s'élèvent à un montant de près de 71,6 milliards de dollars. De plus, les importations et exportations américains à l'égard de cette région ont toutes augmenté également.

 

- En 2004, le président Bush a créé le Centre de coordination de la reconstruction et de la stabilisation (CRS) afin d'exploiter la totalité des capacités et ressources américaines liées au règlement des conflits. Le CRS a été chargé d'intégrer toutes les ressources pertinentes des États-Unis dans les projets de reconstruction et de stabilisation en Afrique.

 

- Ainsi, nous avons déjà mis en place d'importants programmes. Ce qu'il nous faut à présent, c'est une meilleure coordination de nos efforts, de ceux du Conseil de sécurité, et de ceux de l'Union africaine et d'autres organismes régionaux ou sous-régionaux. Un progrès à ce niveau nous permettrait tous d'empêcher les conflits avant leur déclenchement et de venir en aide aux pays sortant de la guerre afin d'empêcher la reprise de la violence.

 

(Fin du texte)

 

(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

Publié dans LE MONDE

Commenter cet article