“ L’Afrique et les illusions démocratiques, devons-nous en célébrer les deuils ? ”

Publié le par le messager

C’est quoi la politique ? Le professeur Maurice Duverger dit que c’est le biface de Janus ! C’est désemparé que je suis sur les antennes de la radio nationale, nos hommes, femmes politiques et même de la société civile s’égosiller d’aller s’inscrire sur les listes électorales, pour les échéances en perspective. Le samedi 17 mars 2007, à politude “ terme tellement congru ou convenable à notre paysage socio-politique africain ” (Politude vous dites ! Les latinistes savent que le suffixe ou terminaison de) prédestine au pire… songez à parricide (meurtre du père) putrescide (corruption, pourriture, l’infanticide meurtre de l’enfant, raticide, pour tuer les rats, insecticide, pour tuer les insectes…) Le samedi 17 mars disais-je ai suivi à politude madame Pauline Biyong, journaliste et femme politique déclamer ostensiblement que les Camerounais doivent défendre leurs droits. Reste à savoir si ces droits ne sont pas illusoires, existent-ils ? 

On ne peut défendre que l’existant jamais on défend le vent. Je crois que vous vous rappelez de Jean-Paul Sartre l’être et le néant ? J’ai été ahuri d’écouter notre compatriote madame Pauline Biyong entonner le slogan “ Inscrivez-vous sur les listes électorales pour défendre vos droits ” ! Cette utopie est également celle qu’orchestrent nos leaders politiques et de la société civile. Selon eux il faut aller s’inscrire un matin sur la liste électorale de votre localité, car c’est si facile.
Comment voulez-vous que ces gens se rendent compte des difficultés du peuple ! On radote benoîtement inscrivez-vous comme si le rouleau de papier était déroulé aux endroits ad hoc, pour que l’on vienne s’y inscrire ! Cette naïveté est désarmante pour les citoyens de ce pays habitués aux entraves artificielles pour que le moins possible d’électeurs s’inscrive sur les listes.

Inscrivez-vous c’est autant que l’on chante : envoyez vos enfants à l’école.
Quelques leaders tellement néophytes se permettent de dire d’aller à la sous-préfecture s’inscrire ! Tenez une petite anecdote : on dit qu’un brave maître dans sa classe se leva, observant un petit élève assis au premier banc, il lui dit : “ Va lui dire de venir ”. Le même sans demander le reste bondit dehors il courut comme un chien de chasse, fit le tour de l’école. Fatigué, il rentre tout essoufflé et dit au maître : je ne l’ai pas vu. L’enseignant de s’exclamer : “ Tu n’as pas vu qui idiot ? ” Toute la classe d’exploser : (vous lui avez dit d’aller appeler qui ?) Question qui est plus stupide, idiot ici ?

Les hommes et les femmes politiques ou non de ce pays savent ce qui se passe, se fait concrètement. Mais par complaisance, conformisme couard, ils ne peuvent pas dire le mal existant, ils sont hypocrites dans le journal La Nouvelle Presse n°044 du 26 février 2002 page 8 on lit “ Selon ces intellectuels Célestin Monga et Achille Mbembe une politique répressive vis-à-vis de l’émergence et la montée d’une société civile ” Allez-vous inscrire massivement sur les listes électorales ! Ok où alors, au marigot ? Feu Robert Ngueda, administrateur civil, inspecteur d’Etat, avait dans sa rhétorique avec une idéologie préconisant la démocratie sans les partis politiques, souhaité une journée nationale des inscriptions sur les listes électorales sur toute l’étendue de la République, quand bien même les inscriptions ponctuelles se seraient faites régulièrement auprès des sous-préfectures moyennant reçu.

En instituant une journée nationale des inscriptions notamment aux approches des grandes échéances nationales ou locales, et en obligeant chaque autorité administrative à inscrire sans discrimination en dehors des décisions judiciaires, avec à l’appui les dispositions les rendant responsables administrativement ou même pénalement des oublis relevés dans leurs unités de commandement, on ne frustrerait plus les citoyens aisément de leur droit participatif aux charges publiques que leur garantit la Constitution. On élimine souvent des quartiers, ou des citoyens pour consonance des noms. On fixe parfois les calendriers de passage, mais vous attendez sur place une journée entière sans voir personne. Parfois, on guette le départ des citoyens pour venir dire à la catimini que l’on était là sans voir personne. Vous vous rendez à la sous-préfecture, lieu le plus habilité, on vous rabroue d’aller attendre dans votre quartier. Pourtant, la sous-préfecture est le contenant et le quartier simple contenu.

Connaissons-nous la vraie nature de l’acte électoral ? Je crois que non en sciences politiques, dans la rubrique camouflages, démobilisation, ces facteurs dangereux pour tous les régimes politiques.
Je sais que le management politique nous échappe terriblement, alors qu’il occasionne des actions ressac périlleux.

Par Ngassam Thomas-Débonnaire (Le Poète-maudit) BP 458 Yaoundé R.P
Le 20-06-2007

 

 

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