Des rebelles centrafricains enlèvent 16 personnes dans le Nord Cameroun

Publié le par A.P.A

APA-Yaoundé (Cameroun) Des assaillants membres de la rebellion centrafricaine ontkjn.jpg enlevé 16 personnes dans la nuit du 3 au 4 juin dernier dans les villages camerounais de Ngaoui et Soba (nord du pays, à quelque 1500 kilomètres de Yaoundé, la capitale), situés respectivement à 2 et à 7 kilomètres de la frontière avec la République centrafricaine (RCA), a appris APA dimanche de sources concordantes.

Les otages sont pour la plupart des femmes et des enfants, en majorité des réfugiés centrafricains, sont du village frontalier de Piti.

Les rebelles centrafricains exigent, par le biais d’anciens otages libérés, une rançon de 100 millions FCFA (203.600 dollars), dont 60 millions FCFA (122.162 dollars) pour les otages de Ngaoui et 40 millions FCFA (81.441 dollars) pour ceux de Soba.

« Ils procèdent toujours ainsi, tout est négociable avec les rebelles, il suffit d’avoir d’habiles négociateurs, explique le maire de Soba, Mohamadou Alhadji, faisant allusion à d’autres enlèvements de 5 personnes survenus y a deux mois dans le village de Gbafouk, où il a fallu verser une rançon de 12 millions FCFA, au lieu des 40 millions exigés au départ.

Depuis lors, les villages non loin de frontière voient chaque jour leurs populations se vider de leurs occupants qui fuient les « rebelles ».

Mohamadou Alhadji souhaite aujourd’hui le retour dans la zone des éléments du Bataillon d’intervention rapide (BIR), une unité d’élite de l’armée qui a quitté les lieux il y a deux mois à la suite de l’assassinat d’un de ses membres.

Selon le maire de Ngaoui, Abdourahman Labi, joint au téléphone par APA, les assaillants sont arrivés en deux groupes, « le premier s’est emparé de 11 otages à Ngaoui, et le second de 5 otages à Soba ».

Pourtant, la veille de ces kidnappings, explique Mohamadou Alhadji, un ancien agent du Haut commissariat pour les réfugiés (HCR), le chef de district de Djohong, M. Biding, avait pourtant signalé aux autorités la présence de rebelles à proximité de la frontière et qui s’apprêtaient à donner l’assaut sur Ngaoui, mais aucune mesure d’urgence n’a visiblement été prise.

C’est quelques jours plus tard que le Secrétariat d’Etat à la Défense (SED) a dépêché une équipe d’enquêteurs qui, jusqu’à présent, n’a pu nouer le contact avec ces bandits dont les actes d’enlèvements de personnes, de tuerie et de vols de bétail sont devenus fréquents.

 

FCEB/od/APA

2007-06-10

Publié dans ACTUALITES NATIONALES

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