HARARE (AFP) — L'opposition zimbabwéenne poursuivait lundi ses consultations sur sa participation au second tour de l'élection présidentielle dont la date n'a toujours pas été annoncée, alors que
l'Union africaine (UA) tentait de trouver une issue à la crise.
Le président de la Commission de l'UA, Jean Ping, s'est rendu à Harare où il a rencontré le président zimbabwéen Robert Mugabe, selon une source diplomatique.
"M. Ping et sa délégation ont été reçus par M. Mugabe. Les discussions ont été très constructives et ont permis un tour d'horizon complet de la situation, et d'examiner sous tous ses aspects" la
crise électorale, a indiqué un diplomate africain proche de l'UA.
M. Ping, accompagné des commissaires de l'UA aux Affaires politiques et à la Paix et la sécurité, "a également eu une séance de travail avec le président de la Commission électorale du Zimbabwe
au cours de laquelle ils ont examiné le déroulement du processus électoral depuis son commencement", selon la même source.
Cette visite n'a pas été officiellement confirmée à Harare.
Le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) avait indiqué ce week-end que son leader, Morgan Tsvangirai, arrivé en tête du scrutin présidentiel du 29 mars sans officiellement remporter la
majorité absolue, ferait une déclaration lundi sur son intention de participer ou non au second tour.
Mais selon son porte-parole George Sibotshiwe, aucune décision n'a encore été prise.
Le MDC a jusqu'à présent toujours affirmé que M. Tsvangirai l'a emporté au premier tour et que M. Mugabe, au pouvoir depuis 28 ans, doit céder la place.
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par Rue89
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