Kinshasa, RD Congo – L’Assemblée nationale exige le rapatriement "forcé ou négocié" de milliers d’éleveurs étrangers armés, réfugiés depuis près de 8 ans au Nord-Est de la province orientale, a
appris la PANA samedi auprès de cette institution.
Cette résolution a été adoptée mercredi en séance plénière, après examen du rapport d’une commission d’enquête parlementaire initiée en octobre 2007 dans les districts du Bas-Uélé et Haut-Uélé
(Province orientale) où ces éleveurs tracassent les populations locales, a affirmé le rapporteur adjoint de l’Assemblée nationale, Egide Ngokoso
"L’Assemblée a recommandé au gouvernement de contraindre, par la négociation ou par la force, les éleveurs "Mbororo", venus principalement du Tchad, de la Centrafrique, de la Libye et du Soudan,
ainsi que les groupes armés qui occupent cette région, de rentrer dans leurs pays", a-t-il poursuivi.
Ces éleveurs africains, dont le nombre avoisine 20.000 et qui disposent d'un cheptel d'environ 95.000 têtes de gros bétail (chameaux, chevaux, ânes), détiennent des armes individuelles de type
AK, ainsi que des munitions, "sous prétexte de protéger leurs bêtes, affirme le rapport de la commission d’enquête.
Ils sont accusés par les habitants de ces districts de se livrer à des actes de pillage et d’abattage des espèces rares de la faune de cette région frontalière de la Centrafrique et du
Soudan.
Les mouvements des bêtes des "Mbororo" détruisent les récoltes, polluent l’eau des rivières et l’environnement et créent une insécurité permanente au sein de la population, soutient ce document
adopté à l’unanimité à l’Assemblée nationale.
Les députés congolais ont recommandé également le déploiement des unités de[…]
par Panapress
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L'AFRIQUE
Le Soudan a rompu ses relations
diplomatiques avec le Tchad, qu'il accuse d'avoir appuyé une attaque des rebelles du Darfour samedi contre Khartoum.
"Nous rompons nos relations diplomatiques avec le régime" du président tchadien Idriss Déby, a dit le numéro un soudanais Omar Hassan al Bachir à la télévision
nationale.
Le couvre-feu décrété dans la capitale samedi soir a été reconduit indéfiniment dimanche, le gouverneur de l'Etat de Khartoum précisant que des éléments rebelles, bien que défaits, ne s'étaient
pas rendus et erraient toujours dans la région.
"Il y a beaucoup de combattants vaincus (...), nous les pourchassons et nous ne voulons pas que des civils soient pris entre deux feux", a dit à Reuters Abdel Halim al Moutafi.
Des tirs pouvaient être entendus dimanche matin dans le lointain, à l'ouest d'Omdourman, le faubourg de Khartoum attaqué samedi.
Les rebelles darfouri du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM) ont affronté samedi les forces gouvernementales soudanaises à Omdourman, qui fait face à Khartoum, sur l'autre rive du Nil.
Ils voulaient prendre la capitale mais le gouvernement soudanais a affirmé qu'ils avaient été repoussés.
"Les forces (derrière cette attaque) sont toutes, fondamentalement, des forces tchadiennes appuyées et préparées par le Tchad, elles sont venues du Tchad sous la direction de Khalil Ibrahim", a
affirmé le président Bachir à la télévision.
Khalil Ibrahim est le chef du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), l'un des principaux groupes rebelles du Darfour.
LE TCHAD DÉMENT TOUTE IMPLICATION
C'était la première fois samedi que les combats atteignaient la capitale soudanaise.
Le[…]
par Reuters
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L'AFRIQUE
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