Le ministre centrafricain de la Communication, Cyriaque Gonda, représentant le gouvernement de son pays et Jean Jacques Demafouth, représentant l’Armée populaire pour la restauration de la
démocratie(APRD), dernière rébellion encore très active en république centrafricaine, ont signé un accord de cessez-le-feu et de paix vendredi dernier dans la capitale gabonaise. La signature
s’est faite en présence du chef de l’Etat gabonais, Omar Bongo Ondimba et du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, François Lonseny Fall.
L’accord signé par Le ministre centrafricain de la communication, Cyriaque Gonda, et Jean Jacques Demafouth, représentant l’armée populaire pour la restauration de la démocratie(APRD),
« entre en vigueur immédiatement ». Il prévoit, selon les signataires, l’adoption d’une loi d’amnistie générale, l’abandon de toutes les poursuites judiciaires en cours et, le
cantonnement des combattants de l’armée populaire pour la restauration de la démocratie(APRD) en attendant leur désarmement, démobilisation ou intégration dans l’armée centrafricaine.
Selon Cyriaque Gonda, un autre accord général regroupant les autres factions rebelles doit être négocié et parafé dans les prochaines semaines, permettant la mise en application des documents
signés en 2007, notamment avec l’union des forces démocratiques pour le rassemblement( UFDR) et le front démocratique du peuple centrafricain(FDPC).
Un accord qui entre dans une démarche globale de pacification
Le gouvernement centrafricain dans le cadre de la restauration de la paix et de la sécurité prévoit aussi la tenue ,dans une date ultérieure « d’un dialogue politique inclusif » entre
le pouvoir,[…]
par Afrik.com
publié dans :
ACTUALITES NATIONALES
KHARTOUM (Reuters) - Les rebelles darfouri du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM) ont annoncé samedi qu'ils avaient pris le contrôle d'Omdourman, un faubourg de Khartoum, et
étaient entrés dans la capitale soudanaise.
"Nous essayons maintenant de prendre Khartoum. Si Dieu le veut, nous prendrons le pouvoir, ce n'est qu'une question de temps", a dit par téléphone à Reuters l'un des chefs militaires du
JEM, Abdel Aziz el-Nour Achr.
"Nous avons des appuis à l'intérieur même de Khartoum, y compris au sein des forces armées", a-t-il ajouté.
Peu auparavant, un couvre-feu nocturne avait été imposé par l'armée dans la capitale à la suite de l'attaque d'Omdourman, juste à l'ouest de la ville, dont les rebelles ne s'étaient jamais
avancés aussi près.
"Nous an nonçons un couvre-feu dans l'Etat de Khartoum entre 17h00 (14h00 GMT) et 06h00 (03h00 GMT) du matin, à compter d'aujourd'hui 10 mai", a déclaré un porte-parole de l'armée
soudanaise à la télévision.
Une violente fusillade avait éclaté dans l'après-midi à Omdourman. Des hélicoptères et une dizaine de véhicules blindés ont été dépêchés vers la zone des tirs.Les habitants de Khartoum
pouvaient clairement entendre des tirs d'artillerie lourde en provenance de ce secteur."Ce sont des tirs très, très nourris et ici nous sommes tous terrifiés", a dit par téléphone un habitant à
Reuters.Les rues de la capitale se sont vidées et la population est terrée chez elle, a-t-il ajouté.
KHARTOUM MET EN CAUSE LE TCHAD
Vendredi et samedi matin, des affrontements avaient opposé les soldats gouvernementaux à des rebelles dans le Kordofan septentrional, qui jouxte la région de la capitale.
Le[…]
par Reuters
publié dans :
L'AFRIQUE
Un rapport du Quai d'Orsay – révélé par Le Monde – fondé sur une synthèse des télégrammes de 42 ambassadeurs français en Afrique souligne l'inconfort de la position française en Afrique.
Aussi dur de sortir de la « Françafrique » que de s'y cramponner.
Par Said Djaafer, Alger
C'est un rapport commandé par le Quai d'Orsay après le discours controversé du président Nicolas Sarkozy à Dakar, en juillet 2007, dans lequel il convoquait un lexique et des référents surannés
pour dresser le portrait d'une Afrique, hors de l'histoire, enfermée dans « l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles ».
La conclusion du rapport est simple : la France perd pied en Afrique, son image se dégrade fortement et « oscille entre attirance et répulsion (...) au gré du soutien politique, ou des
interventions, militaires notamment ». Le soutien à des chefs d'Etats africains inamovibles et la présence de bases militaires françaises accrédite, chez les Africains, l'image d'une France
agissant pour des « gouvernements iniques et pour des causes opaques ». Prenant acte de l'émergence de nouveaux acteurs en Afrique (Chine, Inde, Brésil, Etats-Unis…), le rapport note que
la « France n'est plus la référence unique ni même primordiale en Afrique ».
L’idée d’une France vorace persiste
Paris a tenté ces derniers mois de rattraper les effets du discours de Dakar. Très inspiré des vieilles thèses ethnocentristes de Hegel sur l'Afrique, il avait suscité la surprise indignée des
élites africaines. Quelques mois plus tard, en février, au Cap, le président français entamait une correction de tir en annonçant une renégociation des accords de défense en vigueur entre la[…]
par Les Afriques
publié dans :
L'AFRIQUE
LIBREVILLE (AFP) — Le gouvernement de Bangui et la dernière rébellion encore active en Centrafrique, l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), ont signé vendredi à
Libreville un accord de paix qui ouvre théoriquement la voie à un règlement général de la crise centrafricaine.
"Le gouvernement centrafricain (...) et l'APRD viennent de procéder à un accord de cessez-le-feu et de paix (...) en présence du président gabonais Omar Bongo Ondimba", a déclaré le ministre
centrafricain de la Communication Cyriaque Gonda peu après la signature.
"L'accord entre en vigueur immédiatement", a-t-il ajouté.
Le président de l'APRD, l'ex-ministre de la Défense Jean-Jacques Demafouth, a précisé que le texte prévoyait l'"adoption d'une loi d'amnistie générale" et "l'abandon de toutes les poursuites
judiciaires en cours".
Ces mesures intéressent directement Jean-Jacques Demafouth, inculpé d'assassinat par la justice centrafricaine et exilé en France depuis l'arrivée au pouvoir du président François Bozizé, qui a
renversé par la force en mars 2003 son prédécesseur Ange-Félix Patassé.
Un des chefs militaires de l'APRD, Jean-Jacques Larmassoum dit "lieutenant Larma", condamné en 2006 à la réclusion criminelle à perpétuité, devrait quant à lui être libéré.
Le sort de l'ex-président Patassé, considéré par les autorités comme l'inspirateur de l'APRD et condamné en 2006 par contumace à 20 ans de travaux forcés pour "faux et usage de faux", reste en
revanche incertain. "Les députés fixeront le champ d'application de la loi d'amnistie, je ne peux pas vous dire si elle comprendra cette condamnation", a expliqué Cyriaque Gonda.
En outre, la Centrafrique a saisi la Cour[…]
par Afp
publié dans :
ACTUALITES NATIONALES
COMMENTAIRES