Les rebelles, Omar el-Béchir, l’argent du pétrole, l’affaire Habré, les relations avec la France... Le président tchadien se montre particulièrement incisif. En véritable chef de guerre, volontiers provocateur, l’homme qui a connu l’épreuve du feu sait mieux que quiconque attaquer pour se défendre. Idriss Déby Itno est visiblement requinqué par sa victoire contre les rebelles qui ont mené le 4 mai, à partir du Soudan, une énième attaque. Le général, qui règne sur le Tchad depuis février 1990, a aujourd’hui les traits apaisés et la réplique abondante. Le contexte n’y est sans doute pas pour rien. Le péril, en février 2008, lorsque les insurgés sont arrivés aux portes du palais, semble aujourd’hui écarté. Déby Itno ne s’en cache pas : il a fait le choix de consacrer une partie de l’argent du pétrole à l’acquisition d’armes pour enrayer ce qu’il considère comme un danger majeur pour son pays. Mais sans oublier de tenter de satisfaire une population dont le mécontentement pourrait être son pire ennemi de l’intérieur s’il arrive à anéantir cette menace venue de l’extérieur. En plus d’une augmentation des salaires de 12 % entre 2008 et 2009, il a créé une commission chargée de surveiller la cherté de la vie et de proposer les aides à accorder pour l’atténuer. Les Tchadiens peinent en effet à voir les retombées de l’argent du pétrole dans leur assiette de « pâte à la sauce gombo ». Leur cadre de vie change toutefois à vue d’œil. N’Djamena, la capitale, est devenue un vaste chantier. Presque toutes ses artères sont en train d’être goudronnées. Des édifices, comme l’hôpital de la Mère et de l’Enfant d’un coût de 13 milliards de F CFA conçu par l’architecte sénégalais Pierre Goudiaby, sortent de terre. Des hôpitaux, des écoles et des routes sont construits sur l’ensemble du pays. L’argent du pétrole coule sur le Tchad. Et ce n’est pas près de s’arrêter. Le 1er juillet, Idriss Déby Itno a posé la première pierre d’un oléoduc installé par les Chinois reliant les champs
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Par Jeune Afrique
La communauté internationale célèbre le 17 juillet la journée internationale de la Justice Internationale. En Côte d’Ivoire, la Coalition Ivoirienne pour la Cour Pénale Internationale [CI-CPI] a décidé d’organiser un colloque international sur la CPI [17 et 18 juillet] pour marquer cette journée mémorable. Dans cet entretien, le Président du MIDH, Me Drissa Traoré, par ailleurs, Président du comité scientifique de ce colloque, nous en donne ici les grands axes. Pourquoi un colloque à Abidjan sur la justice internationale? Merci de nous permettre de donner des informations sur le colloque sur la Justice internationale qui sera organisé du 17 et 18 juillet 2009 à Abidjan. Il faut dire que ce colloque est organisé par la Coalition Ivoirienne pour la Cour Pénale Internationale (CI-CPI) en collaboration avec la division des Droits de l’Homme de l’ONUCI. Pour en revenir à question, il faut dire que la Côte d’Ivoire est un Etat en sortie de crise. Et pendant la crise, il y a eu beaucoup de violation de Droits Humains. Par ailleurs, les questions liées aux procédures de Hussein HABRE, Jean Pierre BEMBA, du Président EL Béchir ont relancé le débat sur la Justice internationale. En œuvrant donc pour la ratification du Statut de Rome portant création de la Cour Pénale Internationale (CPI), en tant qu’une Coalition, il nous a donc paru opportun de mener une réflexion avec les experts nationaux et internationaux, la société civile et les acteurs étatiques sur justice internationale. Cette réflexion permettra à chacun d’avoir une idée précise et une information juste sur la justice internationale et de faire certainement des recommandations à l’ensemble des acteurs intervenants en Côte d’Ivoire. Quand vous parlez de la complémentarité de la cour pénale internationale avec les juridictions nationales, qu’est ce que cela représente pour vous ? La Cour Pénale Internationale (CPI) fait peur parce qu’on pense qu’elle va se substituer aux juridictions nationales. Mais ce n’est pas
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Par Abidjan.net
Jean Emmanuel Pondi, politologue, chef du département de politique internationale à l’IRIC et secrétaire général de l’Université de Yaoundé I. Jusqu’où peut aller le dialogue politique qui se déroule en ce moment en Afrique du Sud sur la crise zimbabwéenne, entre le camp du président Robert Mugabe et celui de son rival Morgan Tsvangirai ? Naturellement, le succès de ce dialogue dépend des protagonistes. C’est une vérité de Lapalisse, mais il faut la répéter. Beaucoup de gens se sont montrés sceptiques par rapport à la capacité du président Thabo Mbeki de réussir une pareille prouesse. Mais, il se trouve que le poids de l’Afrique du Sud en Afrique australe est un poids déterminant. Rappelons quand même que l’Afrique du Sud est un poids lourd non seulement en Afrique australe, mais dans toute l’Afrique. Puisque 25% de toute la production industrielle d’Afrique sort d’Afrique du Sud. Donc, c’est un pays qui a un poids inestimable dans l’économie de l’Afrique et naturellement dans la diplomatie du continent. Voilà pourquoi on ne peut pas prendre à la légère une médiation ou un arbitrage de M. Thabo Mbeki. Je voudrais également dire que les protagonistes eux-mêmes reconnaissent la place centrale de l’Afrique du Sud, puisqu’ils se sont rendus à Pretoria pour les discussions. Personne ne peut obliger des personnes qui ne veulent pas se rendre quelque part, et surtout un chef d’Etat et un leader d’opposition, à le faire. S’ils s’y sont rendus, c’est parce qu’ils ont confiance en la capacité de l’Afrique du Sud en fin de course et en fin de compte d’aboutir à quelque chose. Au-delà de la classe politique zimbabwéenne elle-même, à qui profitent ces négociations ? D’abord, il faut saluer le fait que la diplomatie africaine est en train de mûrir, au fil des événements et au fil des épreuves. Je pense qu’il est important de souligner que les Africains commencent eux-mêmes à prendre en main la résolution de leurs problèmes. Nous pouvons commencer par l’exemple de la Côte
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Par Cameroon-Tribune
À quelques jours de l’ouverture du Dialogue politique inclusif prévu pour ce mois de juin en Centrafrique, l’ex-président Ange-Félix Patassé, déposé en 2003, annonce son retour au pays. Depuis sa somptueuse résidence à la Cité OUA à Lomé, la capitale togolaise où il vit en exil, l’ingénieur agronome se fait le chantre de la réconciliation. Rencontre avec celui qui se considère toujours comme le «président légitime» de la République centrafricaine. Continental : Comment vivez-vous votre exil au Togo ? > Ange-Félix Patassé : Je m’y sens bien. Je consacre la majeure partie de mon temps à travailler sur plusieurs projets bénéfiques au Togo, à mon pays, et à l’Afrique. J’entretiens d’excellentes relations avec les autorités togolaises parce que le président Faure Gnassingbé a pris une série de mesures pour assurer ma sécurité et celle de ma délégation, comme son père l’avait fait. Les ministres du gouvernement m’accompagnent également dans mon projet de production de biocombustible à partir du penicetum pulpurium, herbe appelée «adako». Actuellement, je suis dans la phase de fermentation méthanique de l’adako pour fabriquer du biogaz, dont une partie va servir à la production d’électricité et le reste pour faire du biocarburant. Si la phase expérimentale nous donne des résultats concluants, d’ici l’année prochaine, le Togo pourrait faire face à la crise énergétique grâce à la vulgarisation de cette recherche. Ne craignez-vous pas, en rentrant, d’avoir maille à partir avec la justice qui vous a condamné par contumace ? > Il n’y aura aucune poursuite, ni arrestation, parce que je connais mes capacités et le Seigneur est avec moi. S’il y a un danger, il ne peut pas me laisser partir pour la République centrafricaine. J’ai reçu, du 18 au 21 avril à Lomé, une délégation venue de Bangui avec laquelle j’ai discuté des préparatifs du dialogue. J’ai clairement exprimé mon accord pour prendre une part active à ces assises afin d’apporter ma part à la reconstruction nationale.
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Par Continental Magazine
1. Le Confident (LC) : Colonel Charles MASSI, le 12 mai 2008, Monsieur Michel AM NONDROKO DJOTODIA, Président de l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (U.F.D.R.) vous a désigné, ès qualité, Coordonnateur Politique de son Mouvement. Qu'est-ce qui a motivé votre accord, vous qui êtes un démocrate, Président d'un Parti Politique légalisé, le FODEM (Forum Démocratique pour la Modernité) ? Charles MASSI (CM) : Par instinct de conservation, endiguer l'acharnement du Président BOZIZE à enterrer politiquement le FODEM et son Président. Désigné ès qualité, Coordonnateur Politique, je me suis volontairement mis à l'écart de mon Parti pour éviter l'amalgame et préserver les Combattants de la chasse aux sorcières. En m'empêchant de retrouver mon siège de Député au Parlement, en refusant délibérément de signer le Décret entérinant ma désignation, le 20 février 2008, au Comité Préparatoire du Dialogue Politique Inclusif, tout en signant promptement le Décret désignant le Représentant de la rébellion de l'A.P.R.D. à quelques jours de la fin des Travaux, le Président BOZIZE a prouvé qu'il n'avait d'égards que pour les politiques qui défendent leurs droits avec des armes. Il n'y a de démocrates que de régimes politiques où la force est au service de la défense du Droit, et jamais dans les dictatures s'abritant derrière les voiles de la démocratie. Je vous précise, tout de même, que l'U.F.D.R. n'est plus en belligérance avec le Pouvoir de Bangui depuis la signature, à Birao, le 13 avril 2007, de l'Accord de Paix, entre le Gouvernement et les rebelles. Ce Mouvement. s'est engagé dans le processus du Dialogue Politique Inclusif, son Chef Militaire Zakaria DAMANE a été nommé Conseiller Spécial à la Présidence de la République, un proche collaborateur du Président BOZIZE, troupes rebelles et Forces Armées Centrafricaines (FACA) patrouillant ensemble dans le Nord Est de Centrafrique. L'U.F.D.R. n'étant plus un danger pour la sécurité de l'Etat, est en droit
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Par Fodem
«Gr acié mais toujours pas blanchi», Eric Breteau repart à l’attaque. Le patron de l’Arche de Zoé publie cette semaine un livre (L’Arche de Zoé : les dessous de l’affaire d’Etats, Ed.Plon), écrit en cinq semaines pendant son emprisonnement à Fresnes. Très critique vis-à-vis des autorités françaises et notamment de la secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme, Rama Yade, il défend bec et ongles le bien-fondé d’une opération, dénaturée selon lui par les «mensonges politiques» et la «manipulation des images». Et si le livre laisse encore quelques zones d’ombre, Eric Breteau promet de futurs rebondissements, dans l’arène judiciaire. Vous persistez à dénoncer une manipulation politique, alors que l’échec de votre opération au Tchad a été souvent perçu comme le symbole d’une dérive de l’humanitaire. Mais qui profite de ce fiasco ? Le Tchad a gagné beaucoup d’argent en monnayant la libération de mon équipe mais aussi du pilote belge et de l’équipage espagnol de notre avion. Tous les pays concernés ont payé pour leurs ressortissants. A l’origine de notre arrestation le 25 octobre, il y a justement ce Boeing 727 qui devait nous ramener en France : on sait que le gouverneur de la région d’Abéché, notre lieu de départ dans l’est du Tchad voulait se l’approprier, comme un seigneur de guerre. Mais qui a réellement déclenché notre arrestation ? Rama Yade a affirmé devant le Parlement que c’était elle ! En tout cas, dès le lendemain de notre arrestation, ses déclarations intempestives, condamnant d’emblée toute l’opération, ont offert un sésame aux Tchadiens qui ont pu faire monter les enchères. Puis Sarkozy a proclamé qu’il nous ramènerait coûte que coûte en France et nous avons eu des émeutes à N’Djaména. La gestion des autorités françaises a été calamiteuse dans cette affaire. Je pense qu’avec Jacques Chirac qui connaissait bien l’Afrique, on aurait tout de suite été libérés. Le changement de présidence a provoqué un flottement entre Paris et N’Djaména. Aujourd’hui, la
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Par Libération
Comment vous portez-vous et comment se déroule votre carrière dans le secteur privé ? Je vais très bien. Ma carrière au sein du groupe AREVA se déroule aussi très bien. Le groupe AREVA est depuis quelque temps au centre d’un certain nombre de polémiques : tantôt c’est le Président Tandja du Niger qui vous accuse de soutenir les rebelles du MNJ, tantôt c’est le président Bozizé de Centrafrique qui vous accuse d’avoir pris illégalement possession de ses gisements d’uranium. Qu’est-ce qui se passe ? • Dans les accords qui nous lient au Niger, nos installations minières sont protégées par les forces de sécurité. Cette protection donne lieu à un versement mensuel de perdiems. Ces perdiems étaient gérés par un officier, le capitaine AJITAR, qui commandait l’escadron basé sur le lieu de nos installations. Brusquement, cet officier a choisi de rejoindre la rébellion, avec bien entendu le reliquat des sommes qui lui étaient régulièrement versées. C’est ça l’histoire. Le montant total des perdiems que nous avons versés se situent entre 75 et 80 millions de francs CFA, sur une période d’environ un an. J’imagine qu’au fur et à mesure que ces versements étaient faits, les soldats étaient payés. Combien restait –il sur le compte au moment de son départ ? Je n’en sais rien. Je ne suis pas expert en rébellion, mais je suis sûr qu’on ne monte pas une rébellion avec 80 millions de francs CFA ! J’ai eu maintes fois l’occasion de présenter notre version des faits. Nous n’avons aucun intérêt à participer à la déstabilisation du Niger. Je dois dire que le président Mamadou Tandja a fait montre d’une grande retenue et d’une grande sagesse dans cette affaire. Je tiens à saluer ici la grandeur d’esprit, le sens de la responsabilité et la tolérance toute africaine avec lesquels il a géré et continue de gérer ce malentendu. Dieu merci, la confiance est rétablie. Oui mais c’est maintenant le MNJ qui semble vous accuser d’avoir pactisé avec le gouvernement de Tandja. Il semble
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Par lefaso.net
Entretien avec le Président malien Amadou Toumani Touré lors de son passage à New York pour l’Assemblée générale de l’ONU consacrée aux enfants, les 11 et 12 Décembre 2007. Les questions abordées : le sommet UE-Afrique, la situation des enfants en Afrique et bien sûr l’immigration. Plus de 4 ans pour que le sommet puisse avoir lieu et finalement les africains ont réussi à s’imposer. Il semblerait qu’il y ait un autre type de rapport entre présidents européens et présidents africains. Qu’en pensez-vous ? Je dirais même mieux, ils ont fait sept ans pour trouver une solution à cette équation. Je pense qu'il y avait entre autres comme obstacle la présence du Président Zimbabwéen Mugabe, toute la difficulté était là et je pense qu’elle a été surmontée. Nous avons des liens historiques avec l’Europe, ce ne sont pas deux continents proches mais nous nous tendons la main. Il y a eu la colonisation, chacun a son avis dessus, mais au-delà de la colonisation il faut aussi voir la participation des africains aux deux guerres mondiales qui a été un facteur déterminant et bien évidemment la culture car c’est vrai que nous avons nos langues mais certains pays parlent le français, l’anglais ou le portugais. L'Union européenne est certainement l’un des plus grands bailleurs de fonds en terme d’aide au développement vis-à-vis de nos pays africains et plus singulièrement du Mali qui a une part extrêmement importante de cette aide. Cela crée quand même des liens d’accompagnement et d’amitié qui oblige d’une manière ou d’une autre à travailler ensemble au développement de notre continent. On souhaiterait qu’il y en ait plus mais ce qui est déjà fait mérite que nous soyons reconnaissants. Lors de cette conférence qui s’est tenue au Portugal plusieurs thèmes qui nous intéressent comme la paix et la sécurité en Afrique ont été soulevés. Nous avons beaucoup d’inquiétude au sujet du Darfour, nous avons parlé des progrès enregistrés en RDC, au Burundi, pays qui est en train de sortir
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Par Grioo.com
Si Wade ne voulait pas que son fils vienne s’expliquer à l’Assemblée nationale, il ne faut pas le mêler aux affaires de l’Etat. J’ai dit qu’il fallait qu’il le laisse à la maison. La jeunesse africaine ne peut pas accepter que tous les efforts qui ont été fournis par nos parents pour arriver à ce petit niveau de démocratie en Afrique (aient été vains, NDLR), et qu’on nous fasse reculer, ce n’est pas possible. Déclaré « persona non grata » par le ministre sénégalais de l’Intérieur, le célèbre reggae man ivoirien Tiken Jah Fakoly a confié son amertume à la Voix de l’Afrique. Tiken Jah Fakoly: J’ai été surpris comme tout le monde d’apprendre cette nouvelle. En tant qu’Africain, je pensais que j’avais le droit de m’exprimer au Sénégal; j’espère simplement que les autorités sénégalaises reviendront, dans les jours qui viennent, sur leur décision. Je pense que le Sénégal n’a pas besoin de ça. Je suis allé au Sénégal, j’ai vu que Dakar était en chantier, que des choses sont en train de se faire, franchement j’ai été surpris... Comme explique-t-il cette sortie du ministre sénégalais de l’Intérieur ? Je n’ai aucune explication. J’ai été surpris que le ministre de l’Intérieur prenne cette décision après mon concert. Ce que j’ai dit, c’est quelque chose qui se dit tous les jours au Sénégal. J’ai vu dans les journaux que la polémique était là, les gens en parlaient, mais je m’attendais à tout, sauf ça. Qu’avez-vous dit au fait sur le président Wade et son fils ? J’ai dit simplement que si on ne voulait pas que son fils vienne s’expliquer à l’Assemblée nationale, il ne faut pas le mêler aux affaires de l’Etat. J’ai dit qu’il fallait qu’il le laisse à la maison. J’ai fait trente concerts en France, et pendant ces concerts, j’ai dit sur scène que la politique de Nicolas Sarkozy par rapport aux tests ADN n’était pas bien apprécié par la jeunesse africaine, que je n’étais pas d’accord ; je l’ai chanté tous les soirs pendant les 30 concerts que j’ai donnés entre la Suisse, la
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Par VOA News
De passage à Paris, où il a assisté au Ve Forum mondial du développement durable, sur le chemin du sommet euro-africain de Lisbonne, le président congolais a répondu aux questions de Jeune Afrique. L’entretien a été réalisé le 5 décembre, à l’hôtel Meurice. Jeune Afrique : Faut-il défendre Robert Mugabe ? Denis Sassou Nguesso : Tous les chefs d’État d’Afrique et d’Europe ont été invités au sommet de Lisbonne, dont Robert Mugabe. Pour le reste, la polémique le concernant est regrettable. Je connais Mugabe. Il ne fallait pas aller le chercher, comme on dit. Que pensez-vous des tests ADN pour les candidats au regroupement familial ? À titre personnel, je suis contre. Les enfants de mes parents décédés sont sous ma protection et je m’en sens autant responsable, si ce n’est plus, que des miens. J’ai expliqué cela au ministre français Brice Hortefeux, qui est venu me voir à Brazzaville, et je suis heureux de constater qu’il m’a compris. L’accord qu’il a conclu avec le Congo ne contient aucune disposition sur les tests ADN. Où en est votre contentieux avec les fonds vautours ? On négocie. Mais une chose est sûre : nous ne paierons jamais ce qu’ils exigent. L’affaire de l’Arche de Zoé au Tchad vous a-t-elle choqué ? Elle m’a révulsé. Cela illustre les dérives d’ONG qui n’ont d’autre légitimité que celle qu’elles s’octroient. Rama Yade, la secrétaire d’État française aux Droits de l’homme, se dit désormais disposée à vous rencontrer pour parler… des droits de l’homme au Congo… Vous savez, j’ai déjà vécu soixante-cinq ans sans la voir, alors… Cinq mois après les législatives, vous n’avez toujours pas formé de nouveau gouvernement. Qu’est-ce qui coince ? Rien de particulier. J’attends le résultat des partielles, tout simplement. Mais le principe est acquis. À preuve : le ministre de l’Administration territoriale, appelé à d’autres fonctions, n’a pas été remplacé. Soyez patient, ça viendra.
Par François Soudan - Jeune Afrique
Vendredi 16 novembre 2007
L’or africain est un livre-enquête qui s’attache à dévoiler les dysfonctionnements chroniques et les aspects occultes de l’exploitation de l’or, à partir de l’exemple de Sadiola au Mali, pour les mettre en relation avec les caractères généraux et les enjeux de l’exploitation des ressources naturelles en Afrique. Interview de son auteur Gilles Labarthe (www.survie-france.org) Quels sont les principaux pays producteurs d’or en Afrique ? Il s’agit principalement de l’Afrique du Sud (une moyenne de 300 tonnes ces dernières années), du Ghana (plus de 75 tonnes), du Mali (50 tonnes en moyenne), de la Tanzanie (idem), de la Guinée et du Zimbabwe (de 10 à 20 tonnes selon les années), de la République démocratique du Congo... au total, plus de 34 pays africains produisent de l’or, réalisant une production totale de plus de 600 tonnes d’or par an - soit environ le quart de la production annuelle mondiale. Pourquoi l’Afrique reste-t-elle un continent stratégique dans le secteur minier ? Le continent noir détient la moitié des réserves d’or mondiales identifiées. Après le pétrole, l’or représente un des cinq premiers marchés mondiaux dans le secteur des minéraux : il “ pèse ” environ 65 milliards de dollars par an. L’Afrique est de plus en plus convoitée par les multinationales d’extraction : outre les réserves d’or importantes, la part des recettes d’exploitation qui revient à l’Etat a été minorée à l’extrême (20%, voire même 0% comme c’est le cas d’une mine d’or au Botswana). La main d’œuvre africaine est très bon marché, les mouvements syndicaux vite réprimés et les normes environnementales, pas appliquées ou peu contraignantes. Résultat : la marge de bénéfice réalisée par les grandes compagnies minières occidentales est plus importante que dans n’importe quel autre endroit de la planète. Depuis une dizaine d’années, avec la hausse spectaculaire du cours de l’or, les investissements étrangers montent en flèche dans le secteur aurifère, surtout en Afrique de
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Par courrier international
Bertrand KEMBA : «… l'attention portée sur notre pays par la communauté internationale dans une situation post conflit devrait nous amener outre des projets présenter pour soutenir l'économie, mais aussi valoriser l'image du pays' Interrogé à Bruxelles en marge de la table ronde des autorités centrafricaines avec les bailleurs de fonds, et ce quelques semaines avant l'édition du Guide des affaires et opportunités d'investissements en Centrafrique, Bertrand KEMBA nous parle de son projet et nous livre sa vision d'une République Centrafricaine moderne et prospère, non sans évoquer d'autres sujets d'actualité. Retrouvez l'interview. Qui est Bertrand KEMBA ? Je suis avant tout un compatriote centrafricain. Je suis expert comptable, je réside en France depuis de nombreuses années. Comment vous est venue l'idée d'éditer un Guide des affaires sur la Centrafrique ? C'est pour combler le vide dans ce domaine. Vous savez comme moi que, aussi bien les opérateurs étrangers que nationaux ignorent les textes qui régissent le fonctionnement de l'économie de notre pays, que ce soit au niveau social, au niveau fiscal ou dans divers domaines. Certes, je me suis inspiré des modèles que j'ai vus lors de mes voyages dans divers pays mais en les adaptant à notre particularité. Prenez un exemple simple, en France vous avez des documents qui traitent des domaines bien précis. Par exemple le Code général des impôts, le Code du travail, le droit des affaires pour ne citer que ceux là; mais pas un document qui englobe tous les textes. Avec ce guide, vous aurez l'ensemble des textes dans un seul ouvrage, notamment le code des impôts le code du travail, la charte des investissements bref, les différents codes possibles (minier, forestier, douanier etc.) sans oublier les opportunités d'affaires en République Centrafricaine et les procédures de créations des entreprises qui sont recensées dans cet ouvrage. J'ai pensé en effet, qu'il était indispensable de mettre à la disposition du public
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Par l'Indépendant
« Quelle place échoit à la femme et à l’homme noirs dans la société française contemporaine ? Quel regard portent sur eux les membres des autres communautés nationales ? Comment s’y prennent-ils pour exister dans un environnement politique, social et économique défavorable, voire hostile ? » Telles sont les questions que Jean-Baptiste Onana, enseignant universitaire en géopolitique d’origine camerounaise, traite dans son essai « Sois Nègre et tais-toi ! » paru aux Editions du Temps. Présentation de l’auteur Juriste de formation, docteur en aménagement du territoire et maître de conférences en géopolitique, Jean-Baptiste Onana est l’auteur de nombreux ouvrages et articles sur des thématiques aussi variées que l’immigration, la discrimination positive, les relations raciales en Afrique du Sud, les minorités ethniques dans la société israélienne, la géopolitique du sport, les politiques du logement social et plus généralement celles de l’aménagement urbain. On lui doit également le documentaire « Carnet d’un urbanisme », diffusé sur France 3, dans lequel il donne sa vision de l’évolution des banlieues sud-africaines post-apartheid. Jean-Baptiste Onana fait un triste constat : il y a comme une hiérarchie des races qui place le Noir au plus bas de l’échelle. « c’est certainement la créature la plus discriminée et la plus honnie de l’espèce humaine », déclare-t-il, dans son dernier ouvrage Sois nègre et tais-toi !, paru au printemps dernier. Et comment le nier, lorsque pendant de longues décennies a sévi la ségrégation raciale, contre laquelle ont combattu les Martin Luther King et Rosa Park aux Etats-Unis, les Nelson Mandela en Afrique du Sud ? Lorsque, dans les années 80, une femme ou un homme noir est interpellé par le terme « maïmouna » en Bulgarie, qui veut dire « singe » dans la langue de ce pays, pour ne citer que ces exemples ? Et en France donc, pays qui se définit comme celui où l’on respecte les droits de l’homme, les choses sont-elles différentes ? J.B.
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Par l'option Infos
ADOPTION. Une journaliste française publie l'histoire vraie d'une fille volée à ses parents. Une affaire qui rappelle le scandale de L'Arche de Zoé. Céline Giraud, Française d'origine péruvienne, a été adoptée par des parents français à l'âge de 16 jours. Jusqu'à 24 ans, elle a cru que ses parents biologiques l'avaient abandonnée, faute de moyens pour l'élever. Mais en retrouvant sa famille d'origine au Pérou en 2004, elle découvre aussi un terrible secret: tout comme 25 autres enfants péruviens, adoptés en France, en Suisse et en Hollande au début des années 80, Céline Giraud a été volée à ses parents. C'est cette histoire que raconte la journaliste française Emilie Trevert dans son livre.* L'association qui a permis ces adoptions en France était un organisme autorisé pour l'adoption (OAA) agréé par l'Etat, contrairement à L'Arche de Zoé. Pourtant, au Pérou, l'intermédiaire local de cet OAA, Rayon de Soleil, n'avait aucune reconnaissance officielle et encore moins d'autorisation pour adopter. Le Temps: Quelles réflexions vous inspire l'affaire de L'Arche de Zoé au Tchad? Emilie Trevert: C'est malheureusement souvent dans des pays en guerre ou instables que des dérives de ce genre se produisent. Quand l'anarchie règne, il est plus facile de faire venir des enfants ou d'adopter, en faisant jouer l'urgence de la situation. Les ONG et associations partent toutes d'un bon sentiment, comme les croyances religieuses ou le côté «fardeau de l'homme blanc». Elles ont envie de sauver des enfants de la misère ou de la guerre. Ce qui est louable. Mais parfois, elles en oublient les règles les plus élémentaires, comme s'assurer que l'enfant est orphelin. Pour le Tchad et le Soudan, c'est différent, puisque l'adoption y est interdite. - Sur le terrain, avez-vous eu connaissance d'autres cas d'ONG aux pratiques floues? - Non, mais en enquêtant sur Rayon de Soleil, j'ai découvert qu'elle était soupçonnée de deux autres «trafics» d'enfants, dont l'un s'est déroulé en
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Par Le Temps
Le Confident (LC) : Monsieur Olivier Gabirault, vous êtes le Président de l'ADP, parti membre de l'UFVN. Votre groupement a accepté de participer à la réunion de Concertation sur le Dialogue Politique organisée par le BONUCA en partenariat avec le Centre pour le Dialogue Humanitaire. Comment l'opposition démocratique a-t-elle apprécié la démarche du BONUCA ? Olivier Gabirault: (OG) La démarche du BONUCA de réunir dans un premier temps les différents acteurs de la vie nationale pour des échanges informels sur le Dialogue Politique a donné des résultats qui n'étaient pas perceptibles au début. Deux points me paraissent très importants dans cette concertation : Tout d'abord la rencontre s'est tenue dans un climat tout à fait responsable, détendu et même fraternel entre l'opposition politique et la majorité présidentielle sur des questions qui semblaient les diviser profondément au début. Ce climat est à mon avis essentiel pour la suite du processus, s'il est maintenu. Il serait le symbole d'une prise de conscience très importante car en réalité entre ces deux entités, il devrait normalement y avoir un seul point commun qui est l'intérêt supérieur de la Nation. Le second point concerne la démarche du BONUCA qui s'est révélée en fin de compte tout à fait lumineuse, car elle a permis de frayer un chemin dans une jungle épaisse, par lequel les différents acteurs de la vie nationale se sont dirigés vers un consensus déterminant au sujet du Dialogue Politique Inclusif. LC : Cette concertation des forces vives a jeté les bases pour le dialogue politique. Quelles ont été les différentes questions qui ont été traitées au cours de cette réunion ? OG: Le principe du Dialogue Politique étant finalement accepté par tous, il a été essentiellement question de tout le processus devant rendre sa tenue effective. A ce sujet, un consensus s'est dégagé essentiellement sur les divers points suivants : -La nécessité et l'urgence du Dialogue qui doit être non seulement différent du
[…]
Par le confident
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